11 juin 2017

islam : 1400 ans de conquêtes et d'horreurs : l'histoire qu'on n'apprend pas à l'école (Bill Warner, Oriana fallaci)





La traduction française n'est pas excellente et contient même des contresens, mais on comprend le principal.

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The history of Islam in Europe and how it effects us to this day. This is a history based on numbers and facts that you may not see anywhere else and explains why we may be afraid to see Islam for what it is based on its own doctrine and practice.



Mille ans de conquêtes musulmanes et d’horreurs inégalées dans toute l’histoire de l’humanité


En ces temps de dénonciation de la combien indispensable "islamophobie", d’auto-flagellation des ancêtres des Français qui seraient de sales colonisateurs et esclavagistes, il faut lire, relire, faire lire jusqu’à plus soif, les extraordinaires pages sur les conquêtes musulmanes écrites par Oriana Fallaci dans La Force de la Raison.
La volonté de conquérir, de faire disparaître tout ce qui n’est pas l’islam, la barbarie, la volonté d’humilier et de faire souffrir le non-musulman y sont décrits avec une telle perfection que l’on n’a qu’une envie, imprimer ces pages et les faire bouffer à ceux qui, aujourd’hui, osent réécrire l’histoire, lors d’un prochain procès de Nuremberg que nous appelons de nos voeux.
Parce qu’il n’y a qu’un islam et que les barbares qui empalaient au nom du coran il y 1000 ans sont ceux qui tuent au nom du coran le 11 septembre 2001, tuent de manière abominable l’ambassadeur américain au nom du coran et, toujours au nom du coran, obligent Robert Redeker à se cacher depuis 6 ans.


Dans chacune de nos villes, il y a une seconde ville. Une ville superposée et semblable à celle que, dans les années soixante-dix, les Palestiniens créèrent à Beyrouth, établissant une Etat dans l’Etat, un gouvernement dans le gouvernement. Une ville musulmane, une ville gouvernée par le Coran. Une étape de l’expansionnisme islamique. Cet expansionnisme sur lequel personne n’a jamais réussi à prendre le dessus. Personne. Même pas les Perses de Cyrus le Grand. Même pas les Macédoniens d’Alexandre le Grand. Même pas les Romains de Jules César. Même pas les Français de Napoléon. Car l’unique art où les fils d’Allah ont toujours excellé, c’est l’art d’envahir, conquérir, soumettre. La proie qui leur a toujours inspiré la plus forte convoitise, c’est l’EUROPE, le monde chrétien ; et si l’on jetait un coup d’œil à l’Histoire que certains musulmans voudraient contrôler ; c’est-à-dire effacer ??
En 635, trois ans après la mort de Mahomet, les armées du Croissant, envahirent la chrétienne Syrie et la chrétienne Palestine. En 638, elles prirent Jérusalem et le Saint Sépulcre. En 640, une fois conquises, la Perse, l’Arménie et la Mésopotamie, l’actuel Irak, elles envahirent la chrétienne Egypte et débordèrent sur le chrétien Maghreben Tunisieen Algérie et au Maroc. En 668, elles attaquèrent Constantinople pour la première fois, lui imposant un siège de cinq ans. En 711, après avoir traversé le détroit de Gibraltar, elles débarquèrent dans la très catholique Péninsules Ibérique, s’emparèrent du Portugal et de l’Espagne où, malgré les Pélage et Cid Campeador et les divers souverains engagés dans la Reconquista, elles restèrent pendant huit bons siècles. Celui qui croit au mythe de la « cohabitation pacifique » qui, selon les collaborateurs, caractérisait les rapports entre les conquis et les conquérants, ferait bien de relire l’histoire des couvents et des monastères brûlés, des églises profanées, des religieuses violées, des femmes chrétiennes ou juives enlevées pour être enfermées dans les harems. Il ferait bien de réfléchir sur les crucifixions de Cordoue, sur les pendaisons de Grenade, sur les décapitations de Tolède et de Barcelone, de Séville et de Zamora. (Celles de Séville, ordonnées par Mutamid, le roi qui ornait les jardins de son palais des têtes coupées. Celles de Zamora, par Almanzor : le vizir qualifié de mécène-des-philosophes, le-plus-grand-leader-que-l’Espagne-islamique-ait-jamais-produit.) Mon Dieu ! Pour avoir invoqué le nom de Jésus ou de la Vierge, on finissait vite exécuté. Crucifié, justement, ou décapité, ou pendu. Et parfois, empalé. Pour avoir fait sonner les cloches, pareil. Pour avoir mis un vêtement vert, couleur de l’Islam, idem. Et, au passage d’un musulman, les chiens-infidèles devaient s’écarter, s’incliner. Si le musulman les agressait ou les insultait, ils ne pouvaient pas se rebeller. Quant au détail que les chiens-infidèles n’étaient pas obligés de se convertir à l’Islam, sais-tu à quoi c’était dû ? Au fait que les convertis ne payaient pas d’impôts. Les chiens infidèles, en revanche, si !
De l’Espagne en 721, elles passèrent à la non moins catholique France. Conduites par Abd Al-Rahman, le Gouverneur de l’Andalousie, elles franchirent les Pyrénées, prirent Narbonne. Elles y massacrèrent toute la population mâle, réduisirent en esclavage toutes les femmes et tous les enfants, puis reprirent leur marche vers Carcassonne. De Carcassonne, elles passèrent à Nîmes où elles firent un carnage de bonnes sœurs et de frères. De Nîmes, elles passèrent à Lyon et à Dijon, où elles razzièrent les églises une par une ; et sais-tu combien de temps dura leur avancée à travers la France ? Onze ans. Par vagues. En 731, une vague de trois cent quatre-vingt mille fantassins et seize mille cavaliers arriva à Bordeaux, qui se rendit immédiatement. De Bordeaux, elle passa à Poitiers, puis à Tours et si, en 732, Charles Martel n’avait pas gagné la bataille de Poitiers, aujourd’hui, les Français aussi danseraient le flamenco. En 827, elles débarquèrent en Sicile, un autre objet de leur convoitise. En massacrant, en profanant comme d’habitude, elles conquirent Syracuse et Taormina, Messine, puis Palerme et, en trois quarts de siècle (il n’en fallut pas moins pour faire plier la fière résistance des Siciliens), elle fut islamisée. Elles y restèrent plus de deux siècles et demi, jusqu’au moment où les Normands les en délogèrent, mais en 836, elles débarquèrent à Brindisi. En 840, à Bari. Et elles islamisèrent les Pouilles aussi. En 841, elles débarquèrent à Ancône. Puis, de l’Adriatique, elles se déplacèrent vers la Mer Tyrrhénienne et, pendant l’été 846, elles débarquèrent à Ostie. Elles la mirent à sac, arrivèrent à Rome. Elles l’assiégèrent et, une nuit, y firent irruption. Elles pillèrent les basiliques de Saint-Pierre et de Saint-Paul, saccagèrent tout ce qui se pouvait saccager. Pour s’en libérer, le Pape Serge II, dut s’engager à leur verser un tribut annuel de vingt-cinq mille pièces d’argent. Pour prévenir d’autres attaques, son successeur Léon IV, dut ériger les murs léonins.
Cependant, après avoir quitté Rome, elles s’installèrent en Campanie. Elles y restèrent soixante-dix ans, détruisant Monte Cassino et tourmentant Salerne. Ville où, à une certaine époque, elles se divertirent à sacrifier chaque nuit, la virginité d’une religieuse. Sais-tu où ? Sur l’autel de la cathédrale. En 898, pour changer, elles débarquèrent en Provence. Plus précisément dans l’actuel Saint-Tropez. Elles s’y établirent et, en 911, elles franchirent les Alpes pour entrer dans le Piémont. Elles occupèrent Turin et Casale, mirent le feu aux églises et aux bibliothèques, tuèrent des milliers de chrétiens, puis passèrent en Suisse. Elles arrivèrent à la vallée des Grisons et au lac de Genève, puis, découragées par la neige, firent demi-tour. Elles retournèrent au chaud en Provence, occupèrent Toulon en 940, et…
 De nos jours, il est à la mode de battre sa coulpe à propos des Croisades, de blâmer l’Occident pour les Croisades, de voir dans les Croisades une injustice commise au détriment des pauvres musulmans innocents. Mais, avant d’être une série d’expéditions visant la récupération du Saint Sépulcre, les Croisades étaient la riposte à quatre siècles d’invasions, occupations, vexations carnages. Elles étaient une contre-offensive visant à bloquer l’expansionnisme islamique en Europe. A le faire dévier (mors tua vita mea) vers l’Orient. Vers l’Inde, l’Indonésie, la Chine, le continent Africain, ainsi que vers la Russie et la Sibérie où les Tartares, convertis à l’islam, étaient déjà en train de répandre le Coran.
De fait, les Croisades finies, les fils d’Allah se remirent à sévir par chez nous comme avant et mieux qu’avant. Par les soins des Turcs, cette fois-ci, qui se préparaient à donner naissance à l’Empire Ottoman. Un empire qui, jusqu’au XVIIIème siècle, aura concentré sur l’Occident toute son avidité, toute sa voracité et aura fait de l’Europe, sans champ de bataille préféré. Interprètes et porteurs de cette voracité, les fameux janissaires qui, jusqu’à nos jours, enrichissent notre langage du synonyme de sicaire ou fanatique ou assassin. Mais sais-tu qui étaient les janissaires en réalité ? Les troupes d’élite de l’Empire. En Grèce, par exemple, ou en Bulgarie, en Roumanie, en Hongrie, en Albanie, en Serbie et, parfois, en Italie aussi. Sur les côtes ou sévissaient les pirates. On les enlevait à l’âge de dix ou onze ou douze ans, en les choisissant parmi les premiers-nés les plus beaux et les plus forts de bonnes familles. Après les avoir convertis, on les enfermait dans des casernes où, en leur interdisant de se marier et d’avoir n’importe quel genre de rapports amoureux ou affectueux (le viol, en revanche, était encouragé), on les endoctrinait comme Hitler lui-même n’a pas réussi à endoctriner ses Waffen SS. On les transformait en la plus formidable machine de guerre que le monde eût vue depuis le temps des anciens Romains.
En 1356, quatre-vingt-quatre ans après la huitième Croisade, les Turcs ne firent qu’une bouchée de Gallipoli, c’est-à-dire, de la péninsule qui s’étend sur cent kilomètres le long de la côte septentrionale des Dardanelles. De là, ils partirent à la conquête de l’Europe du sud-est et, en un clin d’œil, envahirent la Thrace, la Macédoine, l’Albanie. Ils firent plier la Grande Serbie et paralysèrent par un nouveau siège de cinq ans, Constantinople, désormais complètement isolée du reste de l’Occident. En 1396, ils s’arrêtèrent ; c’est vrai, pour affronter les Mongols (islamisés à leur tour), mais en 1430, ils reprirent leur marche, occupant Salonique la vénitienne. L’emportant sur les chrétiens à Varna, en 1444, ils s’approchèrent la Vachie, la Moldavie, la Transylvanie, bref, tout le territoire qui s’appelle aujourd’hui, la Bulgarie et la Roumanie et, en 1453, assiégèrent de nouveau Constantinople qui tomba, le 29 mai, entre les mains de Mehmed II. Une bête féroce qui, en vertu de la Loi islamique sur le Fratricide (une loi qui, pour des raisons dynastiques, autorisait le sultan à assassiner les membres les plus proches de sa famille), était montée sur le trône en étranglant son petit frère âgé de trois ans.
 Et, à ce propos, connais-tu le récit de la chute de Constantinople…? Les habitants qui, à la tombée du soir, pendant que Mehmed II fait tirer au canon sur les murs de Théodose, se réfugient dans la cathédrale de Sainte-Sophie et se mettent à chanter les psaumes, à invoquer la miséricorde divine. Le patriarche qui, à la lumière des cierges, célèbre la dernière messe et pour redonner courage aux plus terrifiés, crie : « N’ayez pas peur ! Demain, vous serez au Royaume Céleste et, vos noms, survivront jusqu’à la nuit des temps ! » Les enfants qui pleurent, les mamans qui sanglotent : « Tais-toi, mon enfant, tais-toi ! Nous mourrons pour notre en Jésus Christ ! Nous mourrons pour notre empereur Constantin XI, pour notre patrie ! » Les troupes ottomanes qui, battant les tambours, entrent par les brèches des murs croulants, renversent les défenseurs génois et vénitiens et espagnols, les massacrent tous à coups de cimeterre, puis font irruption dans la cathédrale et décapitent même les nouveau-nés. Avec leurs petites têtes, ils éteignent les cierges… Le carnage dura de l’aube à l’après-midi. Il cessa seulement au moment où le Grand Vizir monta sur la chaire de Sainte-Sophie et dit aux massacreurs : « Reposez-vous. Maintenant, ce temple appartient à Allah. » Pendant ce temps la ville brûlait. La soldatesque crucifiait et empalait. Les janissaires violentaient et égorgeaient les religieuses (quatre mille en quelques heures), ou enchaînaient les survivants pour les vendre au marché d’Ankara. Et les courtisans préparaient le banquet de la Victoire. Ce banquet auquel (à la barbe du Prophète) Mehmed II s’enivra de vins de Chypre et, ayant un faible pour les jeunes garçons, fit amener le premier-né du grand-duc grec orthodoxe, Notaras. Un garçon de quatorze ans, connu pour sa beauté. Devant tout le monde, il le viola, et, après l’avoir violé, fit amener les autres Notaras. Ses parents, ses grands-parents, ses oncles, ses cousins. Sous ses yeux, il les décapita. Un par un. Il fit aussi détruire tous les autels, fondre toutes les cloches, transformer toutes les églises en mosquées ou en bazars. Eh, oui ! C’est ainsi que Constantinople devint Istanbul. Que les Fra’Accursio de l’ONU, veuillent ou ne veuillent pas l’entendre dire.
Trois ans plus tard, en 1456, les Turcs conquirent Athènes où, de nouveau, Mehmed II, transforma en mosquées toutes les églises et édifices antiques. Avec la conquête d’Athènes, ils complétèrent l’invasion de la Grèce qu’ils auront gardée, c’est-à-dire détruite, pendant quatre cents ans. Ensuite, ils attaquèrent la République de Venise qui, en 1476, les vit entrer aussi dans le Frioul, puis dans la vallée de l’Isonzo. Et ce qui se passe au cours du siècle suivant n’est pas moins glaçant. Car en 1512, sur le trône de l’Empire Ottoman, monta Selim le Terrible. Toujours en vertu de la Loi sur le Fratricide, il y monta en étranglant deux frères, cinq neveux, divers califes, ainsi qu’un nombre non-précisé de vizirs et ; de cet individu, naquit celui qui voulait créer l’Etat Islamique d’Europe ; Soliman le Magnifique. De fait, à peine couronnée, le Magnifique, équipa une armée de presque quatre cent mille hommes et trente mille chameaux, quarante mille chevaux et trois cents canons.
De la Roumanie, désormais islamisée, en 1526, il marcha sur la catholique Hongrie et, en dépit de l’héroïsme de ses défenseurs, il en désintégra l’armée en moins de quarante-huit heures. Puis, il arriva à Buda, l’actuelle Budapest. Il y mit le feu, paracheva l’occupation et, devine combien de Hongrois (hommes, femmes et enfants) finirent bientôt aux marchés qui faisaient concurrence à celui d’Istanbul, c’est-à-dire aux bazars de Damas et de Bagdad, du Caire et d’Alger ? Trois millions. Mais, il ne se contenta même pas de cela. De fait, pour créer l’Etat Islamique d’Europe, il équipa une seconde armée de quatre cents nouveaux canons et, en 1529, il partit de Hongrie pour l’Autriche. L’ultra catholique Autriche qui, désormais, était considérée comme le rempart de la Chrétienté. D’accord, il ne réussit pas à la conquérir. Après cinq semaines de vains assauts, il préféra battre en retraite. Mais, en se retirant, il massacra trente mille paysans qui ne méritaient pas d’être vendus à Istanbul ou à Damas ou à Bagdad ou au Caire ou à Alger, car le prix des esclaves avait trop baissé à cause des trois millions cent mille Hongrois et, à peine rentré, il confia la réforme de la flotte au fameux pirate Khayr Al-Din dit Barberousse. La réforme lui permit de transformer la Méditerranée en fief aquatique de l’Islam, de sorte que, après avoir étouffé un deuxième fils et leurs six enfants, ses propres petits-fils, il se lança en 1565, sur la citadelle chrétienne de Malte. Et sa mort par infarctus, en 1566, n’arrangea rien.
Elle n’arrangea rien car, son troisième fils, monta sur le trône. Connu, lui, non-pas comme Magnifique, mais comme Intempérant. Et c’est justement sous Selim l’Intempérant qu’en 1571, le général Lala Mustapha conquit la chrétienne Chypre. Il y commit l’une des infamies les plus honteuses dont la prétendue Culture-Supérieure se fût jamais souillée. Le martyre du patricien vénitien Marcantonio Bragadino, gouverneur de l’île. Comme l’historien Paul Fregosi le raconte dans son livre extraordinaire, Jihad, après avoir signé la reddition, Bragadino, se rendit chez Lala Mustapha pour discuter des termes de la future paix. Et, étant un homme attaché à la bienséance, il s’y rendit en grande pompe. Le soir, sur une destrier au harnachement raffiné, vêtu de la toge violette du Sénat et escorté par cinquante arquebusiers en grande tenue et par le très beau page Antonio Quirini (le fils de l’amiral Quirini) qui tenait au-dessus de sa tête une ombrelle précieuse. Mais on ne parla pas vraiment de paix. Car, suivant le plan déjà établi, les janissaires saisirent aussitôt le page Antonio, pour l’enfermer dans le sérail de Lala Mustapha qui déflorait les jeunes garçons encore plus volontiers que Mehmed II, puis ils encerclèrent les quarante arquebusiers et les mirent en morceaux à coups de cimeterres. Littéralement en morceaux ! Enfin, ils désarçonnèrent Bragadino, lui coupèrent séance tenante le nez, puis les oreilles et, ainsi mutilé, ils l’obligèrent à s’agenouiller devant le vainqueur qui le condamna à être écorché vif. L’exécution eut lieu treize jours plus tard, en présence de tous les Chypriotes auxquels on avait enjoint d’y assister. Tandis que les janissaires se riaient de son visage sans nez ni oreilles, Bragadino dut faire plusieurs fois le tour de la ville en traînant des sacs de balayures et lécher la terre chaque fois qu’il passait devant Lala Mustapha. Il mourut pendant qu’on l’écorchait. Et, de sa peau bourrée de paille, Lala Mustapha ordonna de faire un pantin qui, à cheval sur une vache, fit encore une fois le tour de la ville puis fut hissé au pennon principal du navire amiral. A la gloire de l’Islam.
Du reste, le fait que le 7 octobre de la même année, les Vénitiens furibonds, s’étant alliés avec l’Espagne, la papauté, Gênes, Florence, Turin, Parme, Mantoue, Lucques, Ferrare, Urbino et Malte, mirent en déconfiture la flotte d’Ali Pacha dans la bataille navale de Lépante, n’arrangea rien non plus. Désormais, l’Empire Ottoman avait atteint le sommet de la puissance et sous les sultans suivants, les attaques contre le continent européen reprirent sans que rien ne les arrête. Il atteignit jusqu’à la Pologne où ses hordes entrèrent deux fois : en 1621 et en 1672. Leur rêve de fonder l’Etat Islamique d’Europe ara été bloqué seulement en 1683, quand le Grand Vizir Kara Mustapha, réunit un demi-million de soldats, mille canons, cinquante mille chevaux, vingt mille chameaux, vingt mille éléphants, vingt mille buffles, vingt mille mulets, vingt mille vaches et taureaux, dix mille brebis et chèvres, ainsi que cent mille sacs de maïs, cinquante mille sacs de café, une centaine d’épouses et de concubines et avec tout cela, il entra de nouveau en Autriche. En dressant un camp immense (vingt-cinq mille tentes en plus de la sienne, ornée de plumes d’autruche et de fontaines), il fit de nouveau le siège de Vienne. Le fait est qu’à l’époque, les Européens étaient plus intelligents que maintenant et, à l’exception des Français du Roi Soleil (qui avait signé avec l’ennemi un traité d’alliance mais avait promis aux Autrichiens de ne pas les attaquer), ils accoururent tous pour défendre la ville considérée comme le rempart de la Chrétienté. Tous. Anglais, Espagnols, Toscans, Piémontais, soldats papalins. Le 12 septembre, ils remportèrent l’extraordinaire victoire qui obligea Kara Mustapha à fuir en abandonnant chameaux, éléphants, épouses, concubines égorgées et, …
Oriana Fallaci
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