31 août 2011

Michel Delord, Réponse à Roland Charnay (INRP, Ermel, manuels Cap Maths)

La première partie tente de montrer que la justification pédagogique de l’apprentissage des algorithmes opératoires n’est pas simplement qu’ils permettent de « trouver le résultat ». Il montre que cette problématique – utilitariste – n’a pas toujours été dominante puisque l’on pouvait enseigner l’algorithme de l’extraction de la racine cubique tout en considérant que ce n’était pas la procédure utilisée `a l’école ou dans un cadre professionnel puisqu’on utilisait les tables de logarithmes.

La deuxième partie fait le point sur les programmes actuels et montre que les algorithmes opératoires n’y sont plus appris puisque n’est jamais mentionné la nécessité, y compris au collège, de savoir faire les opérations « dans tous les cas ». Je m’appuie aussi sur les conclusions de la commission de l’AMS qui avait eu à traiter ce sujet.

La troisième partie critique l’opposition biaisée calcul automatisé/calcul pensé défendue depuis les années 80 par Ermel lui préférant la traditionnelle opposition calcul mental/calcul écrit défendue par René Taton.

Globalement, au travers de sa position sur les algorithmes pour le calcul posé et pour le calcul mental, la position de la commission Joutard consiste à nier la nécessité de l’apprentissage d’un moyen uniforme de résoudre une classe entière de problèmes, c’est-à-dire en fait à nier l’apprentissage d’une loi scientifique.



*Partie I : Un scoop : ce que pensait Jules Ferry de l’utilisation des calculettes (Annexe : Comment "avoir juste" sans comprendre) http://michel.delord.free.fr /ferry_calc1.pdf

* Partie II : Sur les algorithmes
http://michel.delord.free.fr/ferry_calc2.pdf

*Partie III : A propos du calcul mental http://michel.delord.free.fr/ferry_calc3.pdf
*Complément : Tables de multiplication jusqu’à 20× 20 http://michel.delord.free.fr/tables-mult20.pdf

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