20 juillet 2011

L’efficacité des méthodes de lecture

Peut-on alors, en comparant ce qui est comparable, mesurer l’efficacité respective des différentes pédagogies de la lecture ? Les rares recherches réalisées en langue française concluent à la supériorité des démarches qui enseignent le décodage grapho-phonologique (ou méthodes « phoniques ») par rapport à celles qui ne l’enseignent pas.
On peut consulter à ce propos :

Les méthodes purement globales (ainsi de la méthode « idéovisuelle » de Foucambert qui connut son heure de gloire) ne sont cependant plus guère pratiquées : les manuels utilisés par les enseignants font tous place au décodage. La question aujourd’hui posée est celle de la place à faire à l’enseignement des correspondances entre signes graphiques et sons, et celle des modalités les plus efficaces de cet enseignement.

Une étude américaine (National Reading Panel ; cf. « Teaching Children To Read, National Reading Panel Report, 2000) menée en 1998-1999 permet cependant d’y voir plus clair. Après examen d’une grande diversité de recherches disponibles, ses auteurs ont sélectionné, sur la base de critères méthodologiques précis, 38 enquêtes dont les données agrégées conduisent à conclure qu’un enseignement phonique systématique
– est plus efficace (et d’autant plus efficace qu’il s’agit d’élèves issus des milieux les moins favorisés) qu’un enseignement phonique non systématique, a fortiori qu’un enseignement non phonique ;
– qu’il est d’autant plus efficace qu’on le démarre tôt ;
– et qu’il est plus efficace non seulement du point de vue du déchiffrage, mais également du point de vue de la… compréhension.

Texte complet : Jean-Pierre Terrail,  La syllabique est-elle réactionnaire ?
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