3 mars 2013

Ballereau, Bouquet, Le Vocabulaire vivant CM (1959)

Dernier manuel ancien présenté sur le blog Manuels anciens.

La première punition (Louis-Charles Baudouin)                                       


PRÉSENTATION

Le présent ouvrage a été établi pour les élèves du Cours moyen des écoles primaires. Il convient en particulier aux classes où l'on prépare les élèves à entrer en sixième dans les lycées, collèges et cours complémentaires. Mais le contenu de beaucoup de leçons est assez riche pour qu'on puisse envisager l'emploi de notre livre dans certaines classes de fin d'études dont le niveau est un peu faible.

Le « Vocabulaire vivant » comporte soixante leçons groupées deux par deux en trente thèmes assez souvent antithétiques (Grandeur, petitesse. Le jour, la nuit...). L'ensemble est assez important pour suffire au travail d'un même groupe d'élèves pendant deux années consécutives. L'ordre suivi, s'il a été minutieusement étudié, ne présente rien d'absolu et chacun des trente chapitres peut être utilisé par le maître au moment le plus favorable, selon le plan général de travail qu'il a adopté pour sa classe.

Chaque leçon débute par un texte, un texte vivant, ne comportant pas ou presque pas de difficultés. Il permet d'introduire le thème de la leçon de façon presque concrète, à l'occasion d'une brève leçon de lecture : on ne lit jamais assez, surtout à notre époque où triomphent partout, et non seulement à l'école, les méthodes audio-visuelles.

La leçon proprement dite de vocabulaire est en même temps une leçon d'élocution. Au cours moyen, en effet, langue parlée et langue écrite doivent être enseignées d'un même élan.

Nous n'avons pas voulu avoir recours aux traditionnelles listes de mots, parce que chaque mot n'a son sens exact et précis que lorsqu'il est associé à d'autres dans un contexte. La division en paragraphes permet au maître de réduire la dimension de chaque leçon selon le niveau de sa classe. Elle lui donne aussi la possibilité de faire travailler en commun, en utilisant le même manuel, deux divisions de force différente (par exemple les deux années d'un cours moyen).

Un examen superficiel de notre travail pourrait laisser croire qu'il s'agit là, pour les élèves comme pour le maître, d'une nourriture « toute mâchée ». Il n'en est rien. Chaque leçon suppose, de la part de celui-ci, un sérieux travail de préparation et d'adaptation; elle demande à ceux-là un effort personnel de recherche et de retour sur soi-même sans lequel l'enseignement du vocabulaire ne serait que pur verbalisme et plat didactisme.

Des exercices nombreux et variés font suite à la leçon. Tous ne sont pas des exercices de contrôle; certains sont des exercices de recherche, destinés à permettre des acquisitions nouvelles, et gagneront à être faits oralement et collectivement, sous la direction du maître.

A la fin de chaque leçon, nous proposons de petits travaux de rédaction gradués en difficulté ! Les plus simples ont généralement comme point de départ une phrase d'auteur ou même d'élève. Il ne s'agit pas, comme on l'a fait trop longtemps, de la proposer comme modèle, et d'en demander une factice et laborieuse imitation. Bien au contraire, nous cherchons à communiquer à l'élève une sorte d'impulsion, d'élan créateur. Nous lui disons en quelque sorte : « Voici ce qu'un autre a écrit. A ton tour, dis-nous, à ta façon, et de ton mieux, ce que tu as vu ou ce que tu as ressenti. »
Les auteurs.







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