18 juillet 2011

Marc Le Bris, ET VOS ENFANTS NE SAURONT PAS LIRE...NI COMPTER !

ET VOS ENFANTS NE SAURONT PAS LIRE...NI COMPTER !
Marc le Bris, éd. Stock, avril 2004. 

"Pendant vingt ans, l'Éducation nationale m'a empêché de faire mon métier. À ma sortie de l'école normale, en 1977, j'étais un jeune instituteur progressiste et militant, convaincu de la supériorité de la méthode de lecture dite "naturelle". 
J'ai tout cru. J'ai tout fait, des groupes, des activités d'éveil, de la grammaire fonctionnelle, de la lecture naturelle, des mathématiques modernes, de l'animation, de l'auto-apprentissage, de l'histoire des objets, du décloisonnement, de la créativité, des études dirigées... 
Pourtant, les élèves des maîtres plus anciens, qui osaient continuer à faire des dictées ou à apprendre la lecture par syllabage systématique, obtenaient de meilleurs résultats. Les miens, dorlotés par les méthodes modernes, ont subi un handicap scolaire dont j'ai honte aujourd'hui. Honte? Pas tant que ça... Car, comme bon nombre d'entre nous, j'ai corrigé le tir. 
J'écris ce livre pour alarmer les parents, pour qu'ils sauvent leurs enfants, pour qu'ils fassent le travail de l'école à la maison. La pédagogie moderne ne sert plus qu'à justifier l'abandon des ambitions que nous avions pour nos enfants. Nous avons devant nous une véritable catastrophe culturelle." 
Marc le Bris, 50 ans, est instituteur et directeur d'école à Médréac, en Ille-et-Vilaine. Il est membre de l'association Sauver les lettres
Manuels scolaires gratuits de Marc Le Bris
Maths CE, Maths CM et Français CM


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Commentaires sur ET VOS ENFANTS NE SAURONT PAS LIRE...NI COMPTER ! de Marc Le Bris (1)

 
Commentaires sur Amazon.fr :

Un indispensable !, 29 septembre 2004
Très rassurant le livre de Marc Le Bris ; j'étais à l'école normale en 77/79 et je pense que si j'avais eu à écrire ce livre j'aurais mis le même contenu.

Nous avons l'impression d'assister à un vaste délire où chaque enseignant a du mal à s'y retrouver.
Je regrette profondément que l'on ait gommé les méthodes efficaces qui avaient fait leur preuve pour s'acheminer vers du saupoudrage, du faire-semblant ; on ne va plus à l'essentiel.

Bravo pour ce livre que j'ai conseillé à de jeunes collègues et qui m'ont dit avoir énormément appris après la lecture de celui-ci, pire, avoir compris beaucoup de choses.

Indispensable, 16 mars 2008 Par Xavier "Xavier"
Un ouvrage indispensable pour tous les parents d'enfants entrant au CP.

J'en ai commandé 2 exemplaires supplémentaires pour les offrir à l'institutrice de mon fils et au directeur de l'école primaire de mon village afin qu'une réflexion puisse s'engager entre parents et les équipes éducatives. 
 
Trente ans de réformes dans l'école primaire : le bilan
René Forator (France) Commentaire sur Amazon.fr

Voici un livre pour les parents soucieux de voir transmis à leurs enfants l'héritage culturel dont souvent eux-mêmes doivent la découverte à l'institution scolaire. Un livre pour tous les parents de bonne volonté, quelle que soit leur appartenance sociale, qui attendent de l'école qu'elle réalise l'élévation culturelle et intellectuelle de leurs enfants. Un livre pour les professeurs des disciplines littéraires et scientifiques de l'enseignement secondaire (collège et lycée) ...s'ils ne savent pas encore. Et pour les professeurs d'université, qui, eux aussi, s'interrogent.

Dans ce témoignage accablant pour l'institution, l'instituteur et directeur d'école Marc Le Bris expose une partie non négligeable des raisons pour lesquelles le niveau des élèves dans les disciplines, oui, fondamentales ne cesse de se dégrader, n'en déplaise aux organismes d'Etat chargés de produire à la demande des statistiques complaisantes. 

L'autre facteur explicatif - mais qui, contrairement à ce qui est souvent affirmé, ne constitue pas le seul facteur ! - est indubitablement la mainmise de la sous-culture médiatique sur les esprits des enfants et des adolescents.

On n'en revient pas, de ce paradoxe : certaines idées de gauche, appliquées à l'enseignement, auront surtout contribué à rendre les enfants des classes populaires encore plus coupés de l'héritage culturel, et à les rendre toujours plus étrangers à la langue écrite de leur pays. Étant moins stimulés par leur environnement familial, ils sont plus exposés que d'autres aux conséquences néfastes de théories qui avaient pourtant été conçues pour les aider.
À ce propos, il serait bon de lire en premier les pages 287 à 293, consacrées à l'aspect « politique » - disons plutôt idéologique - de la question, pour ne pas faire à Marc Le Bris un mauvais procès.

En soi, la pédagogie traditionnelle n'était nullement mauvaise : il aurait fallu se contenter de la débarrasser d'un reste de violence éducative. Mais les néopédagogues, en imposant des changements radicaux quant à la forme et quant aux contenus, se sont conduits comme des apprentis sorciers. Marc Le Bris nous montre que la pédagogie « rénovée » (ou « innovante ») aura produit des méthodes, des manuels, des modes d'évaluation (hum !) particulièrement incohérents.

L'institut national qui a élaboré cette pédagogie apparaît de plus en plus manifestement comme « le brillant allié de ses fossoyeurs » (l'expression, inventée par Milan Kundera dans son roman L'immortalité, s'impose ; les fossoyeurs de l'instruction, ce sont, entre autres, les marchands prêts à tout pour faire acheter leurs produits par les plus jeunes, les fabricants de propagande publicitaire, les producteurs d'émissions télévisées diffusant préjugés et superstitions et qui dévorent le temps libre des enfants et des adolescents...).

En contribuant à mettre le système éducatif en situation d'échec, les réformes et les programmes que dénonce Marc Le Bris ont préparé le terrain à l'actuel projet de loi visant à placer l'école dans une « culture du résultat », dans une logique de rentabilité.

Autres essais et témoignages sur le même sujet : ceux de Mara Goyet,  Jean-Claude Michéa,  Adrien Barrot,  Evelyne Tschirhart. Et un essai d'Hélène Huot, professeur de linguistique, qui tira le signal d'alarme en 1985.
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