13 août 2012

L'écriture des lettres - l'écriture au CP 4/4 par Rachel Boutonnet

L'écriture au CP par Rachel Boutonnet
Pourquoi et comment j'enseigne le b.a.-ba, Ramsay, 2005, pp. 117-127.
1) Tracé de la lettre
2) Les tracés fondamentaux
3) Se repérer dans le cahier
4) L'écriture des lettres

On révise les lettres et les syllabes déjà étudiées, puis on écrit la lettre du jour, pour laquelle on s'est entraîné sur l'ardoise. Pour chaque lettre, et particulièrement pour la nouvelle, je montre le tracé en détail, en précisant la façon de l'écrire par rapport aux lignes du cahier. Il faut aussi détailler les accrochages entre les lettres. Certains sont délicats : le b et le r, les syllabes qui commencent par v. Pour les lettres les plus difficiles (par exemple le l), mieux vaut d'abord revoir les tracés fondamentaux avant de faire tracer la lettre en entier.

Comme les enfants n'utilisent pas toute l'année les mêmes cahiers, il faut remontrer le tracé des lettres à chaque changement de cahier.

Avant la fin de l'apprentissage de la lecture, toutes les lettres sont vues. Les graphèmes complexes s'écrivent en effet avec des lettres déjà étudiées.

Toute l'année, on révise les lettres, ainsi que les tracés fondamentaux. Je surveille principalement que les enfants fassent les tracés dans le bon sens : les ronds tournent en partant vers la gauche, les cannes et les accents descendent. S'ils ne respectent pas le sens des tracés, plus tard, ils écriront mal et ne parviendront jamais à être rapides. Il faut corriger les défauts le plus tôt possible, parce que les mauvaises habitudes sont très difficiles à perdre. Je surveille aussi de très près la façon dont les élèves tiennent leur stylo, parce que la bonne position des doigts et de la main détermine la qualité de l'écriture.

Quand on révise les lettres, on les regroupe par ressemblance des tracés : toutes les lettres à rond, toutes les lettres à boucle, toutes les lettres à canne, toutes les lettres à canne à l'envers... Les révisions sont l'occasion de découvrir des difficultés passées inaperçues.

J'ai eu un problème une fois avec une élève qui, pour attacher deux lettres, par exemple un l avec un e, repartait du haut du crochet qui termine le L, redescendait jusqu'à la ligne, puis remontait pour faire le e. Entre deux lettres, on trouvait à chaque fois une petite pointe. J'ai dû lui expliquer que le crochet qui termine une lettre, c'est la barre oblique qui commence la suivante.

Quelques lettres méritent que l'on y insiste : le f, à cause de la boucle qui remonte par-devant et pas par-derrière ; le h, parce que les enfants ont tendance à faire descendre la barre en dessous de la grosse ligne ; le s, que les enfants oublient de refermer, le z qui est la seule lettre qui contient une barre oblique descendant vers la gauche et dont la boucle remonte un peu avant de descendre ; le x à cause du deuxième enroulé.


Le tracé du d, du m, du p et du l


Le d. On commence sur la grosse ligne. On fait le petit trait qui monte — la barre oblique —, et on s'arrête avant la première petite ligne. On lève la main, on se décale un peu à droite, on trace le rond, entre la ligne violette et la ligne verte, en tournant vers la gauche et on vient le fermer sur le point de départ. On lève la main, on se met sur la deuxième petite ligne et on dessine une canne à l'envers contre le rond.
Au début de l'année, quand les élèves sont sur des cahiers qui ne comportent que des grosses lignes et une seule petite ligne au-dessus, on tire un trait au crayon pour leur indiquer le point de départ de la canne du d, et on fait même des petits points rouges tout au long de la ligne, pour que les élèves sachent où commencer la barre oblique, le rond et la canne.




Le m. On commence entre la grosse ligne et la petite ligne, et on trace une première canne. On lève la main, et on place son stylo sur le côté de la première canne, à l'endroit où termine le petit pont et commence le petit bâton. Et on trace la deuxième canne. On procède de même pour la troisième, qui est un canard.








Le p. On part sur la grosse ligne et on monte en pente jusqu'à la première petite ligne. On descend tout droit jusqu'à la deuxième petite ligne du dessous — dans les premiers cahiers, le p descend jusqu'à la petite ligne qui se situe à un carreau de distance sous la grosse ligne. On lève la main, et on vient accrocher le canard à la grande barre du p.




 
Le l. Le l, ainsi que toutes les lettres à grandes boucles montantes (le h, le k, le f), est une des plus difficiles, aux dires de M. Hébert, à cause de la grande barre qui doit descendre toute droite et qui est difficile à enchaîner avec le début de la boucle.
On part de la grosse ligne, on monte en courbe jusqu’à la troisième petite ligne – jusqu’à la petite ligne du haut du carreau, dans les premiers cahiers -, on trace un petit pont vers la droite, on descend tout droit, et on termine par une canne à l’envers.




L'écriture au CP par Rachel Boutonnet
Pourquoi et comment j'enseigne le b.a.-ba, Ramsay, 2005, pp. 117-127.
1) Tracé de la lettre
2) Les tracés fondamentaux
3) Se repérer dans le cahier
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