9 octobre 2011

Recrutement et Formation des Maîtres, par Jean Ferrier (2009)

Le ministère a confirmé et précisé ces dernières semaines la façon dont seraient dorénavant recrutés et formés les professeurs de l’éducation nationale. Des discussions sont en cours avec les universités sur ce projet qui devrait entrer en vigueur en 2010 et suscite de nombreuses controverses. L’analyse en reste cependant difficile, notamment parce que le débat sur la formation est pollué par des déclarations de principe dont l’objectivité, quelle que soit la position avancée, n’est pas toujours assurée : depuis leurs origines, les IUFM sont l’objet de propos laudatifs par les uns, d’une critique systématique de la part des autres. La vraie question qui mérite d’être posée, dans le contexte actuel, est de savoir quelle organisation du recrutement et de la formation des maîtres sont les plus à même de conduire à une amélioration significative des résultats des élèves, quel que soit le niveau dans lequel ils se trouvent. Il ne s’agit pas ici d’entrer dans la polémique, mais d’essayer de voir quelles questions peuvent ou doivent être posées et quelles solutions pourraient éventuellement permettre d’y répondre.

 1. Sur le niveau de recrutement


 2. Sur la qualité de la formation actuelle


 3. Sur le rôle des stages et des formateurs

Jean Ferrier et la formation

JEAN FERRIER, le 2 février 2009

Jean FERRIER fut instituteur, professeur agrégé de géographie, inspecteur de l’Éducation nationale, inspecteur général de l’Éducation nationale honoraire, ancien Directeur des Écoles au ministère, docteur ès histoire et ancien recteur de l’académie de Poitiers. Il est seul instituteur, dans l’histoire de la République, à avoir accédé aux fonctions de recteur.


Je cite 2 commentaires sur les 5  : 
  1. Malgré tout le respect dû à M. J. Ferrier, il me semble que son propos est plus que mal venu et illustre une position politique d’opposition pure et dure.
    Qui a créé le corps des profs d’école, passant d’un recrutement de bac ( avec trois années de formation ) à licence ? (Soit un allongement de 3 années avec une formation réduite à un an). Réponse : Décret n° 90-680 du 1er août 1990. Ministre de l’éducation = ? ; premier ministre = ? ; Directeur des écoles = ? . Allons soyons sérieux et un peu de mémoire !!!
    D’autre part le contexte européen ne peut être ignoré ; le master est le diplôme de référence pour être enseignant.
    Le master n’est pas un problème en soi ; les contenus et l’organisation peuvent générer des améliorations comme des reculs en fonction de ce qui sera choisi.
    Rédigé par : jlb | le 22 février 2009 à 00:09 | Répondre | Alerter
  2. Bonjour,
    Mon constat est des plus simples :
    24000 professeurs stagiaires de 2ème année en IUFM payés
    26000 €uro charges patronales incluses + les frais de remboursements de stages dans les écoles = 650 000 000 €.
    Projet actuel du Master : bourses et frais = 100 000 000 €
    L’ Etat face à la crise et dans sa grande générosité va pouvoir dépenser ailleurs 550000000 € , 550 Millions d’ €uros !
    Rédigé par : Emmanuel | le 23 février 2009 à 11:26 | Répondre | Alerter |


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