17 mars 2012

L'alphabet, machine libératrice (Mezetulle, Catherine Kintzler)

L'alphabet, machine libératrice
A propos du livre de Eric Havelock Aux origines de la civilisation écrite en Occident (1)
par Catherine Kintzler
En ligne le 8 juillet 2011

L'alphabet est probablement le dispositif le plus puissant inventé pour libérer les esprits. Or c'est parce qu'il abandonne l'ambition de représenter les pensées, et parce que, à la différence de tout autre système d'écriture, il rend l'acte de lecture totalement mécanique, ne s'attachant qu'à la matérialité des sons et de leur émission, que l'alphabet déploie cette puissance. Dans un ouvrage trop peu connu et qui fut parfois injustement décrié, Aux origines de la civilisation écrite en Occident, Eric A. Havelock développe ce paradoxe et lui donne sa forme maximale : « un système d'écriture réussi ou pleinement développé est un système où la pensée n'a plus aucune part ». Cet article se veut un hommage à un livre stimulant que j'ai lu il y a bien longtemps, et qui donne toute sa plénitude à une forme audacieuse et sophistiquée de matérialisme.

Sommaire :
  1. Quelques préjugés sur la notion d'écriture
  2. La capacité sociale de lecture
  3. Les conditions d'efficacité de l'écriture
  4. Conséquences
  5. Réflexions annexes : écriture alphabétique et symbole 

Lire la suite : http://www.mezetulle.net/article-l-alphabet-machine-liberatrice-sur-un-livre-de-e-havelock-78856837.html

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Lire le chapitre "Alphabet ou syllabaire", p. 33 à 42 : 
http://michel.delord.free.fr/havelock-alphsyll.pdf

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Voir aussi sur Skhole.fr, l'article Apprendre à "lire" : un point de vue vygotskien 
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