2 octobre 2013

Gestion de classe : liens

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Les conseils d'un instituteur pour bien gérer sa classe (VousNousIls, recension du livre de B. Chemouny)

Enfants-tyrans : quand l'ennemi devient l'enseignant (VousNousIls, interview de Didier Pleux, psychologue)















































Les conseils d'un instituteur pour bien gérer sa classe

Benjamin Chemouny, pro­fes­seur des écoles depuis 15 ans, livre des conseils concrets pour aider les ensei­gnants du pri­maire à mieux gérer leur classe.

Troubles de la concen­tra­tion, bavar­dages, conflits... Pour pal­lier ces dif­fi­cul­tés, aux­quelles tous les ensei­gnants sont confron­tés, Benjamin Chemouny pro­pose dans son livre "Agir et com­mu­ni­quer avec ses élèves" une tren­taine d'actions : « il n'y a pas de recette toute faite, précise-t-il, mais de nom­breuses astuces pour mieux com­mu­ni­quer avec ses élèves. »
Cela com­mence par la mise en rang avant d'entrer en classe : « je me mets tou­jours sur le seuil de la classe et je regarde les élèves un par un quand ils rentrent. Je les écoute. Il m'arrive de leur faire signe de res­sor­tir, pour les faire ren­trer à nou­veau en silence. » Autre tech­nique, si le cha­hut s'installe en classe : l'effet miroir. « Je m'interromps et je leur demande s'ils trouvent ça nor­mal. En géné­ral, ils sont gênés et rede­viennent attentifs. »
Lorsque c'est toute la classe qui se décon­centre, l'enseignant tou­lou­sain conseille la méthode La Martinière pour créer une émula­tion. Il s'agit de sol­li­ci­ter l'intérêt immé­diat des élèves en leur posant une ques­tion et en leur deman­dant d'écrire la réponse sur une ardoise: « Je leur demande, par exemple, d'écrire un mot. Je leur laisse 20 secondes et je frappe dans mes mains pour qu'ils lèvent leur ardoise. Ce pro­cédé me per­met de repé­rer ceux qui ont des pro­blèmes d'orthographe et oblige à se concen­trer sur un temps court. On peut pour­suivre avec un jeu éduca­tif, en petits groupes, qui néces­si­tera moins de concen­tra­tion. » En revanche, si un seul élève est inat­ten­tif, il s'agira d'abord de véri­fier qu'il a bien com­pris les consignes : « si un élève a la tête ailleurs c'est sou­vent qu'il n'a pas com­pris ce qui lui est demandé. »

Le risque : sanc­tion­ner l'enfant et non son comportement

Si le bavar­dage se pro­longe, Benjamin Chemouny estime qu'un regard sévère vaut sou­vent mieux qu'un long dis­cours : « on peut aussi se rap­pro­cher ou se pen­cher sur le cahier : la proxi­mité phy­sique de l'enseignant res­pon­sa­bi­lise l'élève. Il est aussi pos­sible d'indiquer à l'élève, cal­me­ment mais fer­me­ment, “Je veux que tu te taises !”. Mais dans ce cas, on inter­rompt le cours. » Et si ça ne suf­fit pas, d'autres solu­tions existent : « on peut deman­der à l'élève de croi­ser les bras et de s'accorder une pause. Ça peut sem­bler modeste mais c'est une manière effi­cace d'intervenir sans démo­bi­li­ser le groupe. » D'autres ensei­gnants ont recours à la chaise qui calme, pla­cée un peu à l'écart : « l'important c'est de trou­ver une ruse pour faire pas­ser le mes­sage. Le plus grand risque serait de sanc­tion­ner l'enfant et non son comportement. »
Faut-il avoir recours aux puni­tions ? « Cela dépend du contexte, du tem­pé­ra­ment du maître et de l'objectif qu'il se fixe. La fer­meté, la dis­tance, par­fois l'humour peuvent être la solu­tion. Il faut mettre en place des règles pour la prise de parole et un sys­tème gra­duel de sanc­tions. » Même si, léga­le­ment, l'éventail de sanc­tions reste limité : « si l'on peut pri­ver par­tiel­le­ment un élève de récréa­tion, on ne doit pas le sor­tir du groupe en le lais­sant sans sur­veillance... Une autre pos­si­bi­lité est de lui don­ner un tra­vail sup­plé­men­taire avec le risque qu'il ne soit pas fait. Il est donc pré­fé­rable d'agir autant que pos­sible en amont pour ne pas en arri­ver à la sanction. »

Ne pas trop écrire

Benjamin Chemouny insiste pour dire qu'il est tou­jours pos­sible de rendre les élèves atten­tifs : « il faut juste avoir à l'esprit que cer­tains élèves sont plus visuels que d'autres, sen­sibles aux sons ou davan­tage kines­thé­siques. Par ailleurs, je crois beau­coup à la varia­tion du degré d'attention qu'on leur demande. »
Selon l'instituteur, le prin­ci­pal défaut des ensei­gnants débu­tants est de trop par­ler « et de trop écrire au tableau », ce qui offre un champ libre aux élèves pour se dis­traire. Benjamin Chemouny résume : « quand on com­mence à ensei­gner, on oublie trop sou­vent que notre objec­tif pre­mier doit être de rendre les élèves atten­tifs, de les mettre au tra­vail. L'inattention consta­tée des élèves est jus­te­ment le défi à relever. »
Charles Centofanti
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