8 janvier 2018

Loi sur les fake news = tuer la liberté d'expression


La Russie est visée à cause de ses médias Spoutnik et Russia Today qui répandraient des rumeurs pour influencer les opinions dans des pays cibles. Mais à travers cette loi sur les fake news, c'est en gros tous les médias (sites internet, chaînes de télé, radio, chaînes youtube, revues) qui ne sont pas prédominants qui risquent de se voir interdire toute possibilité de diffusion.  

1984 arrive à grand pas. On chauffait déjà, mais là, on brûle. Le youtubeur franco-sénégalais Cheikh Dieng, que j'ai découvert récemment suite à sa dénonciation sans langue de bois des agresseurs de la policière de Champigny-sur-Marne, analyse ce qui se passe et ce qui va se passer pour la liberté d'expression en un quart d'heure. 

Voir aussi : 
Facebook le maître censeur collabo
« L'islamophobie » pour bâillonner la libre-expression !
«Fake news»? : une journaliste rappelle que France Inter niait le lien entre réfugiés et terroristes
Facebook interdit de critiquer l’islam!
Les règles de modération de Facebook révélées dans la presse (22.05.2017)
Comment la presse en ligne modère-t-elle les commentaires ?



FACEBOOK INTERDIT DE CRITIQUER L’ISLAM!
https://www.delitdimages.org/facebook-interdit-de-critiquer-lislam/

Vive la liberté d’expression! Petits veinards, vous avez trois choix: quitter Facebook, être censuré ou vous faire virer sans préavis! Toutefois, vous pouvez piétiner les chrétiens! Les bouddhistes  ou les koalas ? (NDLR)
Facebook vient d’annoncer l’adoption d’une politique drastique pour supprimer des pages ou des publications visant à critiquer l’islam. Selon le site d’information Top Conservative News, Facebook aurait recruté plusieurs personnes dans trois différents pays pour accomplir cette mission. Elles seraient payées $1.50 de l’heure afin de supprimer toute publication ou l’islam serait critiqué. La moitié de ces employés effectueraient cette tâche depuis un bureau basé au Maroc, poursuit la même source.

Cette nouvelle politique de Facebook intervient après l’ultimatum lancé par le Premier ministre Turc, au lendemain de l’attaque contre Charlie Hebdo. Ahmet Davutoglu qui avait participé à la marche pour la liberté d’expression à Paris, avait bloqué l’accès à des centaines de site internet qui avait publié les caricatures du journal satyrique.

Le gouvernement turc avait demandé à Facebook de choisir entre “Banir les critiques contre l’islam ou l’interdiction de Facebook en Turquie”. Facebook avait alors répondu qu’il instituait une interdiction mondiale sur la critique de l’islam sur son réseau social.

Cette annonce intervient deux semaines après que Marc Zuckerberg s’était engagé publiquement à soutenir la liberté d’expression après les meurtres de Charlie Hebdo.

Source Maroczone et plein d’autres sites






Aucun texte alternatif disponible.
Le Haut Conseil à l'Intégration rappelle unanimement qu'en République, la critique de la religion, comme toutes les convictions, est libre, qu'elle est constitutionnellement garantie et qu'elle fait partie de la liberté d'opinion et d'expression. Elle ne saurait être assimilée au racisme et à la xénophobie, que les membres du Haut Conseil à l'Intégration réprouvent et combattent activement.
  La pratique de la religion étant libre, l'islamophobie, c'est-à-dire la peur ou la détestation de la religion islamique, ne relève pas du racisme.


Le Haut Conseil à l'Intégration

Rapport annuel 2005



Facebook le maître-censeur collabo

http://ripostelaique.com/facebook-le-maitre-censeur-collabo.html

J’ai partagé récemment sur Facebook (comme souvent) un article de Riposte Laïque de Thérèse Zrihen Dvir que j’apprécie beaucoup pour la clarté et la qualité de ses articles :
« L’islam, c’est la fusion du racisme, de l’apartheid et de l’esclavage »
L’article se termine par ces lignes :
……Nonie Darwish écrit que «l’islam est très utile aux régimes totalitaires : l’islam fournit aux gouvernements faibles une formule légale et religieuse qui permet le contrôle totalitaire et soumet les citoyens ». Elle souligne que « l’appel de l’islam aux politiciens de gauche occidentaux, qui devraient savoir mieux, défie la logique». Darwish affirme qu’« un milliard et demi de musulmans vivent sous l’esclavage de l’Islam, et qu’ils ne se révolteront jamais aussi longtemps qu’ils pourront simplement se réfugier dans l’Occident – où ils travailleront pour imposer la charia au reste d’entre nous. »
Je salue Nonie Darwish qui est une grande combattante de la cause anti-musulmane.
J’ai commencé mon partage par cette courte introduction :
« L’islam c’est la somme de tout ce qu’il y a de plus mauvais en l’homme et l’abolition de tout ce qu’il pourrait y avoir de bon.
L’islam est le mal absolu depuis 1400 ans.
Et j’emmerde Facebook et ses censeurs musulmans dont je souhaite la dislocation, la chute et la disparition définitive pour les crimes d’approuver et de favoriser le fléau de l’islam et de museler tous ceux qui ne sont pas musulmans.
Il existe d’autres réseaux sociaux et nous ne serons pas en manque.
Facebook est de fait le défenseur de toutes les saloperies de l’islam, la dictature mentale, l’obscurantisme, la haine de tout et de tout le monde, l’incitation à la haine et au meurtre, l’esclavage, l’inégalité homme/femme, la pédophilie, le terrorisme, les guerres incessantes, les persécutions, les génocides, la peine de mort pour apostasie, la lapidation, la décapitation, la pendaison, la crémation vive, etc.
Je considère personnellement que Facebook devrait être traduit devant la cour européenne des droits de l’homme. »
Ce « réseau social » créé en 2004 et dirigé par Mark Zuckerberg réunit plus de 2,1 milliards d’abonnés et rapporte des fortunes considérables à son concepteur par la publicité.
Facebook est un lieu planétaire sympathique de contact et de rencontres. Mais c’est aussi un univers complexe et sophistiqué qui dissimule des choses beaucoup moins belles.
Mark Zuckerberg a depuis longtemps ouvert pour de l’argent et de l’influence son réseau à toutes les polices et les justices du monde afin de ne pas être inquiété lui-même par ce qui s’y passe.
Et qu’est-ce qui s’y passe ?
En dehors de la majorité des échanges « normaux » que nous avons tous, de type Bisounours et simples discussions de café du commerce, les échanges sont parfois plus poussés et nous permettent de partager ce que nous pensons de ce qui se passe aujourd’hui dans notre monde, à tous les niveaux de la société. Nous commentons et critiquons l’information (celle qui nous est jetée au compte-goutte en pâture pas les médias) et parfois nous allons plus loin en extrapolant ou en condamnant sévèrement ce que nous apprenons et qui nous pousse à exprimer notre indignation, notre colère ou notre ulcération.
Nos pays occidentaux dans lesquels nous sommes nés et vivons sont l’objet de conspirations, de complots, de machinations et de manipulations des masses intolérables.
Nos dirigeants élus selon un modèle prétendument démocratique (mais nous savons tous ce qu’il en est réellement) s’évertuent à faire de nos vies un enfer et à conduire nos pays vers une ruine inéluctable, au nom de la démocratie, des droits de l’homme, de la « mixité sociale » (cohabitation des classes sociales, encore une idée loufoque mise en pratique par la folle Hidalgo, à Paris, en installant des camps de migrants dans le XVIe arrondissement), du « vivre ensemble », du « multiculturalisme » et de toutes sortes d’autres âneries dont tout le monde sait depuis la nuit des temps qu’elles ne sont que les prémices à l’effondrement de toute civilisation.
Il ne faut jamais mélanger des groupes humains de cultures ou de modes de vie diamétralement opposés. C’est de la plus grande stupidité. Seuls des groupes humains proches par la culture et le mode de vie peuvent coexister harmonieusement en ayant la volonté de le faire. Or, cette volonté, les musulmans ne l’ont pas dans la mesure où ils considèrent les non-musulmans comme des êtres inférieurs juste bons à être leurs esclaves.
Nous avons huit ou dix millions de chômeurs (vrais chiffres), des millions de pauvres et de retraités qui ne s’en sortent pas, des institutions ravagées par le manque d’argent (santé, enseignement, justice, police, armée – voir mon article : http://ripostelaique.com/a-tous-nos-amis-policiers-et-gendarmes-assassines-ou-suicides.html )
Et notre dette extérieure globale tourne autour de 2500 milliards d’euros. C’est-à-dire que nous n’avons aucune chance de nous en sortir sans traverser une crise extrêmement grave si nous ne faisons pas de gros efforts et si nous ne relançons pas notre machine économique en augmentant nos exportations et en faisant passer notre pays avant toute chose.
Il faudra aussi expulser de France les millions de clandestins qui n’ont rien à faire ici et en déchoir des milliers de la nationalité française qu’ils sont très loin d’avoir méritée.
Mais au contraire, afin de redresser notre pays, nos dirigeants ont une grande idée : celle de faire encore rentrer sur notre territoire des millions de « migrants » qui seront une « chance pour notre pays » et un « vivier inépuisable de travailleurs » pour nos entreprises et notre économie… !
Des populations uniquement musulmanes fuyant prétendument des zones de guerre (faux pour la plus grande majorité) qui abandonnent leur pays et leur famille afin de tenter leur chance chez nous en parasitant nos ressources et en attendant le rapprochement familial qui suivra forcément.

Des populations dont la plus grande partie est analphabète, inculte et parfois sauvage et barbare du fait de sa religion musulmane. Par contre, uniquement des hommes à la force de l’âge et prêts à rejoindre les armées secrètes et souterraines des forces d’Allah dans nos cités, quartiers et banlieues à forte concentration musulmane (99%).
Alexandre Soljenitsyne a écrit : « Afin de détruire un peuple, il faut commencer par détruire ses racines. »
C’est exactement ce que nos dirigeants sont en train de faire en Europe occidentale.
Notre président Macron a été porté au pouvoir non pas par le vote démocratique, mais par la puissance de l’argent de la haute finance française et européenne qui a financé sans limites sa campagne présidentielle. Macron n’est pas un président, mais un larbin. Il est le valet de la haute finance mondiale qui l’avait détecté comme un pantin facile à manipuler (par son intelligence limitée (constatable par tous), ses ambitions démesurées et son ego surdimensionné) au sein de la banque Rothschild.
En tant qu’économiste, il a prouvé sa totale incompétence au ministère du budget. Il est par ailleurs dépourvu de toute expérience politique de gouvernance.
Le but est d’islamiser notre pays pour faire baisser drastiquement son niveau intellectuel et produire un maximum de crétins soumis et dépourvus de toute capacité de compréhension, de critique et de rébellion, comme on peut le voir dans les pays du Maghreb et du Moyen-Orient.
Le monde musulman exerce d’énormes pressions et fait de somptueux cadeaux à nos élites (intellectuels, médias…) et aux gouvernements du monde pour que l’on ne parle pas de lui en termes négatifs et que l’on ne parle pas de lui du tout, de préférence, en attendant la grande explosion guerrière finale des armées djihadistes en sommeil dans les pays d’Europe contre les peuples de souche.
Seulement, si nos dirigeants nous prennent pour des imbéciles, nous ne le sommes pas tous et nous voyons très bien ce qui se passe, que verrait d’ailleurs un enfant de 6 ans.
C’est pour cela que nous utilisons le réseau Facebook mais aussi d’autres réseaux comme VK, pour échanger nos informations, dialoguer sur les perspectives d’avenir et comment nous allons pouvoir résister et survivre à la révolte, la guerre civile ou la révolution qui se prépare et qui va forcément arriver, car il y a statistiquement trop longtemps que nous sommes en paix sur notre territoire et que notre peuple a perdu les réflexes, le sens et les gestes de la guerre.
L’islam est là pour nous conquérir, nous écraser et nous faire disparaître, mais cela ne plaît pas aux censeurs et modérateurs de Facebook qu’on en parle, et parmi eux beaucoup sont des Marocains musulmans, au Maroc.
Lorsque nos échanges portent sur ces sujets, Facebook nous censure et bloque notre compte (9 fois sur 10 sur délation d’un « ami », il faut le dire) pour 3 jours, 15 jours ou un mois et parfois même clôture le compte qui est irrécupérable.
Un conseil, donc, utilisez des mots codés faciles à saisir avec vos amis lorsque vous parlez de ces sujets et à la place de « muz », par exemple, écrivez des mots comme « soumis », « aliens » ou « martiens » qui feront très bien l’affaire. Les robots ne les comprennent pas et les censeurs auront du mal à vous bloquer sans pouvoir le justifier, faute de clarté du texte.
Facebook nous emmerde, c’est clair. Nous sommes désarmés et impuissants. Alors, il faut ruser.
D’ailleurs, savez-vous que si vous critiquez vertement l’islam ou les musulmans sur Facebook, vous serez bloqués, mais que les musulmans, eux, sur leurs pages Facebook, peuvent cracher tout leur venin contre les Français, les juifs, les chrétiens, les blancs, les « souchiens », les occidentaux, les faces de craie, les chiens, les singes, les rats et les ânes que nous sommes, selon eux, et tenir envers nous des propos racistes et haineux d’un niveau que vous ne pouvez même pas imaginer, sans risquer la moindre sanction de la part de Facebook qui est de leur côté, tout comme notre gouvernement est du côté des racailles, des vermines et des assassins de flics…
https://www.lexpress.fr/actualite/societe/meurtre-d-un-couple-de-policiers-a-magnanville_1801940.html
Récemment (réveillon de la St Sylvestre), trois policiers ont été passés à tabac par des racailles et battus dans le but de les tuer. Ils en ont réchappé. Macron a juré que des sanctions seraient prises et les auteurs de l’agression n’ont pas été retrouvés ou ont été relâchés au bout d’une heure.

Croyez bien qu’il ne sera donné aucune suite à cette affaire, comme d’habitude lorsqu’il s’agit des protégés de l’état. http://www.charentelibre.fr/2018/01/02/trois-policiers-passes-a-tabac,3188103.php
La haine de l’autorité publique, du pouvoir et de tout ce qui peut  les représenter de près ou de loin, même les pompiers qui ne sont là que pour sauver des vies, cette haine est aujourd’hui terrible, destructrice et mortifère. Elle est devenue une véritable menace pour l’ordre et la paix publique et il est plus que temps qu’une personne douée d’un minimum d’intelligence et d’amour de son pays, à la tête de l’état (sûrement pas le jeune premier de cinéma périmé qu’on a installé à l’Elysée), en prenne conscience et agisse en conséquence.
https://www.dreuz.info/2018/01/03/gilles-william-goldnadel-lynchage-de-deux-policiers-a-champigny-nommons-les-faits/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+drzz%2FPxvu+%28Dreuz%29
Si vous voulez faire le test de l’objectivité de la censure de Facebook, rendez-vous sur des pages musulmanes ou créez une fausse page Facebook pro musulmane et vous verrez ce que ça donne…

Laurent Droit


«Fake news»? : une journaliste rappelle que France Inter niait le lien entre réfugiés et terroristes

«Fake news»? : une journaliste rappelle que France Inter niait le lien entre réfugiés et terroristes© Capture d'écran CNEWS
Charlotte d’Ornellas, journaliste à Valeurs Actuelles sur CNEWS.


Charlotte d'Ornellas, journaliste à Valeurs Actuelles, a réagi le 4 janvier sur CNEWS à l'annonce de la création d'une loi pour lutter contre les fake news, rappelant l'épisode médiatique autour des migrants et du terrorisme.
Charlotte d’Ornellas, journaliste à Valeurs Actuelles, a dénoncé le 4 janvier sur Cnews, l’instrumentalisation de la lutte contre les «fake news» par le gouvernement français. Selon elle, les fausses informations relayées par des médias publics échapperaient au radar de l'exécutif, alors qu'elles seraient tout aussi dangereuses, sinon davantage. Elle s'appuie sur l'exemple de France Inter, qui aurait selon elle relayé une fake news en réaction à une déclaration de Christian Estrosi datant d'août 2015. Celui-ci affirmait à l'époque que «parmi les migrants [figuraient] des terroristes de Daesh».
«En août 2015, il y a la grande vague migratoire. Christian Estrosi avait dit : "Daesh a prévenu, ils vont infiltrer la vague migratoire". Tous les médias ont titré à ce moment-là : L’infiltration de la vague migratoire par Daesh, fantasme, on vous explique pourquoi, France Inter en premier, l’audiovisuel public. [...] Alors, ça ce n’était pas une fake news ? Macron dit qu’une fake news menace la démocratie libérale, mais une fake news, ça peut aussi menacer des vies très directement. Et là, c’était des médias tout-à-fait classiques comme il les a appelés lui-même. Et ça c’est un vrai problème. Qui dit la vérité ?»

«Réfugiés : le fantasme de l'infiltration terroriste», l’article de France Inter accusé d’avoir minimisé le risque terroriste

Si Charlotte d'Ornellas force le trait en affirmant que «tous les médias» ont qualifié de fantasme l'hypothèse d'une infiltration des flux de réfugiés par des terroristes, l'exemple de France Inter est étayé par les faits. Le 14 septembre 2015, France Inter publiait en effet sur son site internet un article intitulé : «Réfugiés : le fantasme de l’infiltration terroriste». Un titre évocateur afin de dénoncer ouvertement le parallèle entre immigration et menace terroriste établi par Christian Estrosi ou encore Marine Le Pen. Afin de contredire cet argument, l’auteur de l’article s’est notamment appuyé sur des informations du ministère de l’Intérieur.
© Capture d'écran Twitter, @franceinter
«La menace est-elle réelle ? Au ministère de l'Intérieur, on la balaie d'un revers de la main. Cette infiltration est un fantasme, un chiffon rouge agité par l'extrême-droite pour faire peur aux Français. Place Beauvau, on assure que les migrants qu'on laisse entrer en France sont ceux qui veulent y demander l'asile», avait-elle alors écrit. Le terme «fantasme» utilisé par le ministère de l’Intérieur pour démentir le risque potentiel d’une infiltration de terroristes parmi les migrants, avait alors été repris dans le titre de l’article.
France Inter était loin d'être le seul média à avoir assuré avec aplomb que le lien entre réfugiés et terrorisme était inexistant. Libération n'avait par exemple pas pris la peine de nuancer son affirmation quelque peu péremptoire.
© Capture d'écran Twitter, @libe

Plusieurs attentats en Europe au cours de ces dernières années ont pourtant été commis par des individus se présentant comme réfugiés et ayant fait une demande d'asile dans les pays où ils sont passés à l'acte. C’est le cas des auteurs des attentats de Berlin ou de Hambourg, respectivement commis en décembre 2016 et juillet 2017. Autre exemple : en juin dernier, la police italienne avait arrêté un demandeur d'asile irakien qui projetait un attentat. Autant d'exemples qui ont contribué à confirmer la piste de l'infiltration, que plus aucun média ne considère aujourd'hui comme une fake news. Dès juillet 2016, d'ailleurs,  la chancelière allemande Angela Merkel avait elle-même reconnu que les vagues migratoires en direction de l'Europe avaient été utilisées par des organisations terroristes pour y faire entrer certains de leurs hommes.

Les règles de modération de Facebook révélées dans la presse (22.05.2017)

http://lefigaro.fr/secteur/high-tech/2017/05/22/32001-20170522ARTFIG00261-les-regles-de-moderation-secretes-de-facebook-revelees-dans-la-presse.php
Une armée de modérateurs est chargée d'appliquer des centaines de règles surprenantes.
 Tech & Web

Par Elisa Braun 
Mis à jour le 22/05/2017 à 18h16 | Publié le 22/05/2017 à 18h00

Une centaine de documents internes, obtenus par le Guardian, mettent au jour la façon dont le réseau social modère des millions de contenus chaque jour.

Parmi les secrets de Facebook, ils faisaient partie des mieux gardés. Les règles de modération du réseau social ont été divulguées ce 21 mai dans une longue enquête du Guardian . Le journal britannique a obtenu plus de 100 documents de consignes internes qui donnent un aperçu sans précédent des moyens employés par l'entreprise pour empêcher la propagation de contenus indésirables. De la pornographie au terrorisme, en passant par le cannibalisme, Facebook a collecté de nombreux exemples pour illustrer ses manuels d'instructions. Des croix rouges ou vertes et des explications sommaires doivent ainsi former rapidement les modérateurs de contenus au tri des publications les plus sensibles, remontées par des signalements humains ou par des algorithmes.

Ces révélations surviennent alors que Facebook s'est attiré, ces derniers mois, de nombreuses critiques pour avoir tardé à réagir à la diffusion en ligne de vidéos de meurtres en direct, et a au contraire censuré trop vite des œuvres d'art où l'on apercevait de la nudité. L'entreprise américaine s'est longtemps refusé à communiquer sur le niveau de ressources dédiées à la modération ou sur sa responsabilité légale dans la diffusion de contenus sensibles. En mars, l'Allemagne a proposé un projet de loi visant à sanctionner les réseaux sociaux qui tarderaient à modérer des publications incitant à la haine.

L'indignation à géométrie variable de Facebook
À la lecture de ces documents, les règles de Facebook sont d'une logique parfois surprenante. L'entreprise censure les menaces de mort selon les intentions de ceux qui les profèrent: s'il s'agit simplement de passer ses nerfs sur le réseau social, les modérateurs peuvent être tolérants. Facebook se montre en revanche plus intraitable si certaines cibles sont visées. À titre d'exemple, il est systématiquement interdit de menacer de mort Donald Trump, qui représente un État, Salman Rushdie, qui est une personnalité publique, ou bien des journalistes et des influenceurs, qui font partie des catégories de personnes protégées.

Concernant la nudité, Facebook a dû assouplir ses règles, initialement inflexibles. Selon le Guardian, l'entreprise a publié de nouvelles lignes directrices après le tollé suscité par la suppression d'œuvres où des parties génitales étaient visibles, comme la photo emblématique de la guerre du Vietnam où une petite fille nue court sur la route. Facebook permet ainsi des «exceptions à la presse» s'il s'agit de dénoncer la «terreur de la guerre». La société n'est pas à l'abri de certains paradoxes, puisqu'elle exige en revanche de supprimer les images de «nudité enfantine dans le contexte de l'Holocauste». «Nous avons une communauté mondiale très diverse et les gens ont des idées très différentes sur ce qu'il est correct de partager», défend auprès du quotidien britannique Monika Bickert, responsable de la politique de l'entreprise.

Nudité, suicide ou terrorisme: dix secondes pour censurer
Comme d'autres réseaux sociaux, Facebook contrôle les contenus sur ses pages a posteriori, c'est-à-dire une fois publiés et signalés. Cela explique que l'entreprise prenne du temps pour retirer les contenus qui enfreignent ses règles. En 2016, Facebook avait ainsi supprimé une vidéo montrant les retombées immédiates du tir mortel de la police de Philando Castile, mais a ensuite réintégré le film, affirmant que sa suppression était une «erreur».

Pour plusieurs millions de contenus publiés chaque jour, Facebook recourt à 4500 modérateurs - et a récemment annoncé en embaucher prochainement 3000 de plus. Plusieurs indices laissent penser que le réseau social passe également par des sociétés de sous-traitance pour ce travail: en 2014, le magazine Wired avait rencontré des modérateurs de Facebook aux Philippines. En 2012, un Marocain employé par la société oDesk (depuis rebaptisée Upwork) avait lui aussi révélé avoir travaillé pour Facebook.

L'enquête du Guardian met au jour les conditions de travail difficiles de ces travailleurs débordés par le volume de travail et sa pénibilité. Tous recevraient une formation de deux semaines ainsi que des manuels conçus par des dirigeants de Facebook basés au siège de la société à Menlo Park, en Californie. Aussi vite formés à ces centaines de règles, les modérateurs doivent ensuite examiner des milliers de rapports en n'ayant parfois que 10 secondes pour trancher. Un travail complexe (quand supprimer? Quand masquer un commentaire, le supprimer définitivement, quand bannir un utilisateur de façon à ce qu'il ne puisse plus revenir sur la page Facebook?) et ingrat, qui donne aussi lieu à une fatigue émotionnelle. Il y a quelques mois, des modérateurs ont porté plainte contre Microsoft pour leur avoir causé un stress post-traumatique durable après les avoir confrontés à des vidéos d'abus sexuels d'enfants, de meurtres, d'agonies ou de scènes sexuelles violentes.

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