9 janvier 2018

« L'islamophobie » sert à bâillonner la libre expression ! (David Belhassen)

David Belhassen · lundi 30 octobre 2017

Le 1er octobre 2017, une nouvelle loi est entrée en vigueur en Allemagne, qui donne à l’État un pouvoir de censure sur les réseaux sociaux. Par ce texte, l'Etat allemand délègue à Facebook, Twitter et YouTube un droit de censure sur la parole de leurs utilisateurs. Les réseaux sociaux sont désormais tenus de supprimer ou bloquer toute « infraction pénale » en ligne qui relève de la “critique de l’islam”. Ils doivent agir dans les 24 heures qui suivent la réception de la plainte d'un utilisateur - que la plainte soit ou non justifiée. Les entreprises de médias sociaux ont un délai de sept jours pour les cas complexes. En cas de non-respect de la loi, le gouvernement allemand s'autorise à leur infliger des amendes pouvant atteindre 50 millions d'euros.


Cette censure d'Etat place la gestion de la liberté d'expression entre les mains d'entreprises qui seront tentées de censurer plus que nécessaire pour éviter une amende écrasante. Les salariés des médias sociaux sont officiellement devenus une police de la pensée. L'État leur a délégué le pouvoir de cadrer le tout venant de la parole sur les sujets politiques et sociétaux ; eux seuls décideront désormais de qui est autorisé à parler et de quoi. Dans ces conditions, la liberté d'expression n'est plus qu'un conte de fées. Tel était peut-être le but recherché.

Au même moment, un tribunal d'instance de Munich a condamné le journaliste, Michael Stürzenberger, à six mois de prison avec sursis pour avoir posté sur Facebook une photo historique du “Grand Mufti de Jérusalem”, Haj Amin al-Husseini, serrant la main d'un haut dignitaire nazi à Berlin en 1941. Le procureur a accusé Stürzenberger d'« incitation à la haine envers l'islam » et de « dénigrement de l'islam ». Le tribunal a condamné Stürzenberger pour « diffusion de propagande d'organisations anticonstitutionnelles ». Bien que l'admiration mutuelle entre al-Husseini et les nazis allemands soit un fait historique indiscuté, les tribunaux allemands ont entrepris de réécrire l'histoire. Stürzenberger a fait appel.

L'Allemagne n'a pas caché son désir de voir sa loi soit reprise à l'identique par l'Union Européenne, qui a déjà mis en place un code de bonne conduite qui oblige les géants des réseaux sociaux. La commissaire à la justice de l'UE, Vera Jourova, a récemment déclaré qu'elle légiférera si le code de bonne conduite ne produit pas les résultats escomptés. Elle a toutefois précisé que ce code fonctionnait « relativement » bien, Facebook ayant supprimé 66,5% des messages « haineux » dont ils ont été informés entre décembre 2016 et mai 2017. Twitter a supprimé 37,4% et YouTube a pris des mesures sur 66% des notifications des utilisateurs.

Bien que s'affirmant préoccupé par le « discours de haine » en ligne, le Parlement européen, en septembre, n'a pas hésité à inviter une terroriste palestiniste condamnée, Leila Khaled, pour tenir une conférence propagandiste organisée, entre autres, par la délégation espagnole d'Izquierda Unida (Gauche unie) membre du bloc de la Gauche unitaire européenne / Gauche verte nordique au Parlement européen. (NB : Ce parti pro-palestiniste islamico-jihadiste est un des plus virulents contre l’indépendance catalane ! )

Le ministre de l'Intérieur britannique, Amber Rudd, a refusé d'interdire l'aile politique du Hezbollah. Apparemment, les autorités britanniques jugent acceptable le discours de haine du Hezbollah. Il en va de même pour Ebrahim Bham, imam et prêcheur de haine sud-africain -, qui fut l'interprète du conseiller juridique principal des Talibans. En juillet, cet individu a été autorisé à entrer au Royaume-Uni pour s'exprimer à l'occasion de « Palestine Expo », une grande manifestation de haine anti-israélienne et israélite qui se tenait à Londres, au sein d'un bâtiment officiel, le Centre Reine Elizabeth II. Bham est connu pour s'être référé au ministre de la propagande nazi Goebbels et avoir affirmé que les juifs et les chrétiens étaient des « agents de Satan ». Parallèlement, un chercheur tel que Robert Spencer a été interdit de séjour au Royaume-Uni, au motif que ses propos– pourtant étayés - seraient « islamophobes ».

Les autorités britanniques semblent plus préoccupées par « l'islamophobie » que par l'augmentation des crimes de haine contre les juifs et les chrétiens. Ainsi, la police s'est associée aux autorités de Transport for London pour la «Semaine nationale de sensibilisation au crime de haine » (14 au 21 octobre) et des agents de police se sont rendus à la mosquée d'East London pour encourager les fidèles à dénoncer les crimes haineux.

L'année dernière, le Bureau de prévention du crime (Mopac) de la municipalité de Londres dont le maire est le musulman Sadiq Khan, a annoncé qu'il avait pu consacrer 1 730 726 livres d'argent public (1,9 million d'euros) à une “veille” sur les réseaux sociaux. Cette “veille” a aussi bénéficié d'une subvention des services du premier ministre. Khan a par contre précisé qu'il n'avait pas de budget pour surveiller ceux des 200 djihadistes de retour de Syrie et d'Irak qui se trouveraient à Londres. 

Lorsque Morgan, un journaliste londonien a demandé au maire de citer une priorité plus importante que celle de surveiller «les gens revenant du champ de bataille syrien avec l'intention de nuire aux citoyens britanniques», Khan n’a pas daigné répondre. Est-ce parce qu'il est difficile de reconnaître en public que la lutte contre « l'islamophobie » jouit désormais d'un niveau de priorité plus élevé que la lutte contre le terrorisme islamique ?

L’islamisation de l’Europe n’est plus “en marche” ! Elle est déjà accomplie !

Tiré d’un excellent article de Judith Bergman, éditorialiste, avocate et analyste politique en Allemagne.
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