23 août 2017

«De Charlottesville à Barcelone, toutes les victimes ne se valent pas devant les caméras»

Julian, enfant australien de 7 ans tué lors de l'attaque de Barcelone.
Jullian, enfant australien de 7 ans tué lors de l'attaque islamiste de Barcelone.

L'idéologie médiatique dominante maudit Trump lorsqu'il n'incrimine pas expressément les suprématistes blancs après la mort d'Heather.

Vingt-quatre heures plus tard elle n'a pas un mot contre les édiles de Barcelone, Emmanuel Macron ou Barack Obama lorsqu'ils ne citent pas le coupable islamiste après la mort de Julian et des treize autres victimes et se perdent en platitudes confondantes.

source : 
http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2017/08/22/31002-20170822ARTFIG00109-de-charlottesville-a-barcelone-toutes-les-victimes-ne-se-valent-pas-devant-les-cameras.php

A lire aussi :





























«De Charlottesville à Barcelone, toutes les victimes ne se valent pas devant les caméras» (22.08.2017)

Par Gilles William Goldnadel
  • Mis à jour le 22/08/2017 à 15:00
  • Publié le 22/08/2017 à 12:02
FIGAROVOX/CHRONIQUE - Gilles-William Goldnadel revient sur le traitement médiatique qui a été réservé aux victimes de l'attentat de Barcelone. Il déplore la domination de cette idéologie qui « allume des bougies pour protester contre le massacre des islamistes et des bûchers pour exorciser les diables blancs ».

Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est président de l'association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.

Contrairement aux premiers espoirs, Julian le petit australien recherché par son grand-père est mort à Barcelone assassiné par des criminels islamistes.
Ne croyez pas ceux qui vous soutiendront le contraire contre l'évidence la plus aveuglante, l'image de ce petit garçon souriant aux yeux malicieux ne connaîtra pas l'immortalité d'autres victimes infiniment plus médiatisées. Quelques jours avant, la photographie de Heather Heyer, la jeune victime de Charlottesville a fait le tour de la planète. Sa mère également a fait l'objet d'innombrables interviews. Quelques mois auparavant, la photographie d'un jeune enfant kurde, nommé Aylan, dont le petit corps s'était échoué sur une plage de Turquie a été reproduite à l'infini, son malheureux père s'est exprimé également à de très nombreuses reprises. Personne de bonne foi ne peut prétendre que le petit Jullian a été aussi mondialement célébré. La cause, au demeurant, était entendue avant même que la terrible nouvelle ne soit connue. Un journal espagnol avait cru devoir s'excuser pour avoir exposé à la vue du public le corps des suppliciés. Au prétexte de la décence alléguée. Les autres ont suivi docilement . Étrange principe à géométrie variable dont l'idéologie médiatique est coutumière. Dans le drame du petit kurde, au contraire, les supports médiatiques avaient expressément justifié l'infraction éventuelle à la pudeur au nom du devoir d'informer du sort tragique des migrants en Méditerranée. Visiblement, le sort des martyrs de l'islamisme ne mérite pas la même entorse, et les corps des

victimes demeureront invisibles.
Mais trêve d'hypocrisie, la vérité , toujours impudique, est celle-là: les victimes ne se valent pas devant les caméras. Tout dépend de qui les aura suppliciées.
L'idéologie médiatique dominante ne pense pas, elle ressent. Elle n'aime pas l'islamisme radical, elle abomine viscéralement les suprématistes blancs. Réprobation morale contre détestation névrotique. L'idéologie médiatique dominante maudit Trump lorsqu'il n'incrimine pas expressément les suprématistes blancs après la mort d'Heather, vingt-quatre heures plus tard elle n'a pas un mot contre les édiles de Barcelone, Emmanuel Macron ou Barack Obama lorsqu'ils ne citent pas le coupable islamiste après la mort de Julian et des treize autres victimes et se perdent en platitudes confondantes.
L'idéologie allume des bougies pour protester contre le massacre des islamistes. Elle allume des bûchers pour exorciser les diables blancs.
Dans le creux de ce déni se niche un mépris refoulé depuis la deuxième guerre mondiale et le pire massacre commis par des blancs : le pire des musulmans ne peut pas être aussi mauvais que le pire des blancs.
Les victimes des salauds sont égales dedans la terre froide. Les parents qui les pleurent aussi dans leur chagrin. Pardonnez ce qu'ils font aux mass media idéologisés, ils ne savent même pas pourquoi ils le font.
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Gilles-William Goldnadel : Charlottesville, un « deux poids, deux mesures » dérangeant (18.08.2017)
Par Gilles William Goldnadel
  • Mis à jour le 21/08/2017 à 13:41
  • Publié le 18/08/2017 à 13:03

FIGAROVOX/CHRONIQUE- Gilles-William Goldnadel revient sur les événements de Charlottesville aux Etats-Unis. Pour lui, si on ne peut bien sûr renvoyer à dos le camp des victimes et celui des meurtriers, on ne peut pas faire l'économie d'une critique du racialisme américain.

Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est président de l'association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.

Comme toujours lorsque l'idéologie médiatique s'empare d'un sujet parmi cent autres qui mériteraient un traitement au moins aussi important et lui réserve une médecine planétaire et hystérique, la liberté de penser rationnellement suspend son vol. Le traitement réservé au drame de Charlottesville ne déroge pas à cette triste mais résignée observation. Quelques jours après les faits, il est peut-être permis enfin d'émettre quelques dures vérités.
-Le fait que l'actuel président des États-Unis soit balourd, grossier, vulgaire et maladroit politiquement n'autorise pas qu'il soit traité plus mal que les dictateurs turc, syrien ou iranien sous prétexte qu'il gouverne la plus grande démocratie du monde.
-Il était stupide moralement et politiquement de renvoyer dos à dos les deux extrémités du spectre politique américain alors même qu'il y avait le camp des victimes et celui des meurtriers. De même, lors de sa première intervention, Donald Trump aurait dû expressément incriminer les suprématistes dont l'un des membres, fanatisé, venait de donner la mort à une jeune contre-manifestante qui ne demandait qu'à vivre.
Mais on aurait aimé, pour leur cohérence intellectuelle et morale, que ses contempteurs les plus acharnés montrent la même sévérité dans des circonstances précédentes.
S'agissant du renvoi dos à dos choquant, il n'y a pas 10 jours une bonne partie de la presse internationale y procédait sans état d'âme entre le président des États-Unis et le chef nord-coréen de la pire dictature communiste du monde. Et les mêmes qui poussent des cris d'orfraie aujourd'hui n'étaient en rien choqués de voir vouer aux mêmes gémonies pendant l'affaire de Gaza, l'État d'Israël et les terroristes du Hamas.
J'observe au lendemain de l'attentat de Barcelone que la plupart des responsables politiques n'ont pas cru devoir citer le terrorisme islamiste ,sans que personne n'ose le leur reprocher.
Quant à ne pas prononcer le nom de l'idéologie coupable, j'aurais passé mes trois dernière années éditoriales, avec un succès très relatif, à morigéner les chefs d'État français, en ce compris le dernier, pour avoir un problème de vocabulaire avec le mot «islamiste» au lendemain de chaque attentat.
J'observe au lendemain de l'attentat terrible de Barcelone que la plupart des responsables politiques ou des personnalités, Barack Obama compris, n'ont pas cru devoir citer le terrorisme islamiste sans que personne n'ose le leur reprocher.
S'agissant de l'ancien président américain, j'ai publié dans ces mêmes colonnes il y a plus d'un an (11 juillet 2016) un article intitulé «après Dallas, la consternante absence du mot «raciste»» J'écrivais: «Après le carnage cruel de Dallas, un mot manquait cruellement au discours du premier américain: «raciste». Un noir, adepte du suprématisme noir, déclarait avoir massacré des policiers blancs pour venger des crimes commis par d'autres policiers blancs. Mais le mot qui serait venu naturellement aux lèvres de n'importe qui si, par exemple improbable, un Français voulait tuer un musulman intégriste pour venger le 13 novembre, manquait». Je n'ai pas entendu qu'on ait instruit un procès à Barak Obama pour autant.
-On ne sera jamais assez sévère envers les suprématistes. Au demeurant j'avoue les confondre avec les nazislamistes dans une même détestation. Les uns comme les autres communiant dans le même racisme, le même antisémitisme, le même antisionisme et, dernièrement, le même usage de la voiture bélier. Ayant écrit cela d'une main ferme, je dois poursuivre de la même main: ayant observé la flagrante différence de traitement médiatique entre les criminels blancs et les autres, j'accepte difficilement que l'idéologie gauchisante en majesté médiatique profite d'un crime médiatisé à l'extrême pour tenter de relaxer l'extrême gauche américaine coupable de pathologie anti- blanche et par voie de conséquence d'indulgence criminelle envers l'islamisme . Elle n'a pas pipé mot lorsque le 21 juillet l'imam américain Ammar Shahin délivrait son sermon au Centre Islamique de Davis en Californie et réclamait l'annihilation du méchant peuple juif: «Oh Allah détruit les, et ne les épargne pas ,ni leurs enfants ni leurs aïeux!»
Je n'ai pas constaté non plus dans la presse progressiste de levées de boucliers lorsque l'americano- palestinienne Linda Sarsour a pris la tête de la marche des femmes anti-Trump lors de l'intronisation de ce dernier tout en soutenant publiquement le terroriste condamné Rasmea Odeh (Jérusalem Post 17 août)
Sur le fond enfin, et ainsi que l'écrivait excellemment la correspondante du Figaro aux États-Unis , Laure Mandeville(17aout) «Pour beaucoup de conservateurs qui partagent ses idées sur la responsabilité de l'extrême gauche dans la spirale de division qui souffle sur le pays, l'incapacité de Trump à tuer dans l'oeuf le poison de l'extrême droite après Charlottesville est une très mauvaise nouvelle. Car elle rend inaudible son discours sur l'existence d'une radicalisation à gauche, qui mériterait d'être entendue.… Des intellectuels, comme l'historien de l'Antiquité Victor Davis Hanson, estiment que «Trump n'est pas la cause» mais «le reflet» de la division. Ils dénoncent les excès du politiquement correct qui déferle sur les universités, racialisant le débat en faisant des privilèges de l'homme blanc le centre de toute discussion. «En affirmant que le langage de la race et de l'identité est le seul acceptable, la gauche ne laisse d'autres choix aux blancs que d'utiliser ce même langage», note George Mitchell, professeur de théorie politique à l'université de Georgetown qui craint un nouveau temps de troubles tragiques. Peter Simi, spécialiste des mouvements suprématistes blancs à l'université de Californie, qui juge leur essor «extrêmement inquiétant», en déduit «qu'une conversation honnête est nécessaire en Amérique» sur ces sujets. «Une grande partie des gens qui ont voté Trump n'est pas raciste mais partagent l'idée selon laquelle le procès incessant fait à l'homme blanc au nom du passé doit cesser»
Malheureusement la polémique hystérique de Charlottesville n'avait rien d'une conversation honnête.
Refuser de comprendre qu'il existe un pseudo antiracisme névrotique anti blanc tout aussi méprisable et criminel que le racisme blanc, ce n'est pas seulement faire montre de racisme stupide mais c'est surtout nous préparer des lendemains qui pleurent.
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Israël, antisémitisme, Trump: Et si on arrêtait avec le politiquement correct ? (09.06.2017)
Par Pierre Rehov
  • Publié le 09/06/2017 à 12:36

FIGAROVOX/TRIBUNE - Alors que les attentats se multiplient en Europe, l'Arabie Saoudite et ses alliés du Moyen Orient ont rompu cette semaine leurs relations diplomatiques avec le Qatar. Grand reporter, Pierre REHOV prend position sur cet événement et fustige le « politiquement correct » en matière de terrorisme.

Pierre Rehov est reporter, écrivain, réalisateur de documentaires dont le dernier «Unveiling Jérusalem», retrace l'histoire de la ville trois fois sainte.

Chaque attentat terroriste est un choc, auquel succède, malheureusement, un concert d'atermoiements, d'analyses à l'emporte-pièce et de tentatives d'en diminuer l'impact.
Comme s'il suffisait de tendre des fleurs aux assassins de l'innocence pour les freiner dans leur projet abject de domination par la terreur.
« Le terrorisme est un ensemble d'actes de violence visant une population civile de façon systématique et indiscriminée dans le but d'obtenir un gain politique. »
À ce jour, malgré plusieurs tentatives de projet commun, aucune organisation internationale n'a encore donné de définition définitive au terrorisme. En revanche, à l'université de contre-terrorisme d'Hertzlyia - dont j'ai eu le privilège de suivre le cursus - le Docteur Boaz Gannor avait l'habitude de marteler: «Le terrorisme, c'est le terrorisme, c'est le terrorisme!» Avant d'y aller de sa définition. «Le terrorisme est un ensemble d'actes de violence visant une population civile de façon systématique et indiscriminée dans le but d'obtenir un gain politique».
C'est une définition que j'ai également adoptée, tout en regrettant que les gouvernements et les médias n'en fassent pas une utilisation plus large qui leur permettrait de cadrer une bonne fois pour toutes l'acte terroriste sans être tenté de déraper vers le politique.
La raison de cette hésitation? Le politiquement correct.
Car, si cette définition colle à l'acte de façon si précise, c'est parce qu'elle inclut une intention. La volonté de tuer des civils. De ce fait, les partisans du politiquement correct, qui sont pour la plupart également des adeptes du relativisme moral, se verraient retirer leur principal outil d'aplanissement des événements par association des actes.
Après tout, qu'est-ce qu'un attentat ayant causé la mort d'une demi-douzaine de civils, quand les bombardements de l'occident entraînent des centaines, voire des milliers de dommages collatéraux?
Il s'agit là, évidemment, d'un débat moral, qui a parfois des airs de syllogisme. Car, si l'intention fait l'action, ainsi qu'il nous est appris en cours de philosophie de terminale, elle ne lui est pas égale. C'est la raison pour laquelle, dans le domaine de la criminalité, les psychiatres légistes américains utilisent «l'échelle de dépravation» développée par le Docteur Michael Welner, expert en psychopathologie auprès du FBI, pour définir la gravité d'un acte en fonction de son intention.
Il est issu du simple bon sens de reconnaître la différence entre un accident de la route, entraînant le mort de plusieurs personnes, même si le responsable est un chauffard alcoolique, et l'utilisation désormais entrée dans les mœurs d'une voiture-bélier pour massacrer le plus grand nombre possible de passants. Pourtant, nombre de politiques, sans compter nos grands médias, les mettraient au même niveau, lorsqu'ils estiment qu'à partir du résultat - la mort d'innocents - les actions se valent.
À l'aune du politiquement correct, l'Allemagne nazie et le Japon impérialiste s'en seraient sans doute sortis avec un satisfecit étant donné l'efficacité des bombardements alliés.
Par exemple, durant l'opération de l'armée israélienne à Gaza, les représailles de l'État hébreu ont non seulement été mises au même niveau que les actions terroristes du Hamas et de la Djihad Islamique, mais du fait qu'Israël était le plus fort, et causait un plus grand nombre de morts dans le camp adverse, c'est vers son armée que s'est tournée l'opprobre de la plupart des commentateurs «bien-pensants».
Oubliées, les quelque cinq mille rockets lancées dans le but de faire le plus de dommages possibles à la population civile par les organisations terroristes qui dirigent Gaza. Oubliée l'utilisation de boucliers humains par le Hamas, tandis qu'Israël tentait tout ce qui était en son pouvoir pour protéger les habitants de la bande. Les seuls éléments retenus, sont les chiffres. Combien de morts d'un côté, et combien de l'autre?
À l'aune du politiquement correct, l'Allemagne nazie et le Japon impérialiste s'en seraient sans doute sortis avec un satisfecit étant donné l'efficacité des bombardements alliés.
D'où, peut-être, cet échange entre le général Mac Arthur et le président Truman en septembre 1945.
Mac Arthur: «Demain, nous signons le traité de reddition de ces salopards jaunes. Aucune instruction spéciale?
Truman:: Bravo pour un super boulot. Mais faites attention à la façon dont vous vous exprimez auprès de la presse, parce que certaines de vos remarques ne sont pas politiquement correctes.
Mac Arthur: Je suis confus. Que veut dire exactement politiquement correct?
Truman: Le politiquement correct est une doctrine, récemment encouragée par une minorité délirante et illogique et promue par des médias traditionnellement malades, qui voudrait démontrer qu'il est tout à fait possible de ramasser de la m… sans se salir les mains!»
Pour une certaine presse, les terroristes sont des « activistes », des « combattants », au mieux des « extrémistes » et parfois même des « détraqués mentaux ».
C'est au nom de cette doctrine qu'il est, en France, convenu d'appeler «jeunes» les casseurs de banlieue pour la plupart issus de l'immigration. Pour une certaine presse, les terroristes sont «des activistes», des «combattants», au mieux des «extrémistes» et parfois même des «détraqués mentaux». C'est également pour rester politiquement correct qu'Arte a refusé récemment de diffuser un documentaire sur l'antisémitisme, pourtant commandé par la chaîne, dans lequel la lumière était trop mise sur la haine antijuive qui progresse dans la sphère arabo-musulmane et dans une extrême gauche obsédée par le sionisme. Car, la grande peur du monde occidental, qui fait face aujourd'hui à une menace existentielle dont il refuse de reconnaître la réalité malgré le nombre de menaces et d'attaques, c'est d'avoir à se lancer dans un combat remettant en question ses fondements philosophiques les plus importants.
Alors, on tergiverse, on change le vocabulaire, et, pour copier l'ancien président Obama, on veut oublier que si tous les musulmans, loin de là, ne sont pas des terroristes et qu'ils sont, il faut le reconnaître, les premières victimes de l'islamisme, la quasi-totalité des terroristes sont issus de cette religion.
Ceux de Paris, en tout cas. Et ceux de Londres, de Madrid, de New York, de Boston. La liste est longue si elle doit inclure les attentats islamistes au cœur même de l'Islam. Et si l'on ajoute Israël, première victime de cette mouvance depuis bien avant sa naissance, il ne s'agit plus d'un catalogue, mais presque d'une encyclopédie.
Le reconnaître ne fait de personne un islamophobe, à moins de remonter à l'étymologie du terme, phobie exprimant une crainte plutôt qu'une haine. Ce qui ne semble pas être compris par le porte-parole du nouveau gouvernement français, Christophe Castaner, lorsqu'il affirme: «Cessons de parler d'État Islamique, ils trahissent la religion qu'ils prétendent servir. Ce sont juste des assassins»” provoquant une réponse cinglante de Pascal Bruckner dans ces mêmes pages: «On assiste, en France, à une impressionnante multiplication de théologiens et de spécialistes en islam. Nos politiques sont tellement informés qu'ils savent mieux que les musulmans ce qu'est l'Islam lui-même!»
Ayant couvert la guerre d'Irak en me faisant intégrer dans l'armée américaine en janvier et février 2008, j'ai eu l'opportunité de comprendre un fait majeur sur le terrain. Les musulmans sont majoritairement contre la violence et contre le terrorisme, mais s'ils ne manifestent pas ouvertement leur désaccord, c'est parce qu'ils ont le sentiment que la force est du côté des criminels et des dictateurs, et non de celui des démocraties. Ils ont peur. Et le politiquement correct, qui voudrait les protéger de nos opinions, est loin de les protéger de la seule menace qu'ils craignent. Le terrorisme du voisin de palier.
Si les musulmans ne manifestent pas ouvertement leur désaccord, c'est parce qu'ils ont le sentiment que la force est du côté des criminels et des dictateurs et non de celui des démocraties.
Il ne fallait pas aller en Irak, c'est certain. Mais, une fois que les Américains y étaient, il fallait y rester.
Sur place qu'il s'agisse de la zone verte ou de Durah, où était basée mon unité de cavalerie, j'ai pu assister à un changement progressif d'attitude à l'égard de l'occupant. Des gamins qui, cinq ans plus tôt, avaient pour modèles des personnages mythiques de la Jihad, et rêvaient d'attentats suicides qui feraient d'eux des héros post-mortem se prenaient désormais à envier le mode de vie des envahisseurs, tandis que leurs parents, anciens sympathisants d'Al Qaida ou de Saddam Hussein, étaient désormais enclins à dénoncer leurs voisins s'ils les soupçonnaient d'appartenir à une organisation terroriste.
La qualité du renseignement s'en est grandement améliorée. La cause? Pour un temps, ils se sont sentis protégés par l'armée de l'oncle Sam. Les Américains, dans leur esprit, étaient devenus les plus forts.
Ils parlaient vrai!
Heureusement, semble-t-il, avec l'arrivée de Trump au pouvoir, le politiquement correct, qui nous conduit à peser chaque mot dès qu'il est question de terrorisme islamiste, a vécu ses beaux jours. Si son prédécesseur n'a jamais associé les deux termes dans aucun de ses discours, Trump ne s'est pas privé pour le faire devant les dirigeants du monde arabe, ainsi que je l'écrivais dans une précédente tribune.
Le résultat n'a pas tardé à se faire sentir, puisque, une semaine plus tard, le Qatar, un des pays les plus impliqués dans le terrorisme, par son soutien au Hamas, et son attitude ambiguë envers l'Iran, sans compter la diffusion systématique de programmes anti occidentaux et l'obsession anti-israélienne de sa chaîne de télévision, Al Jazeera, était forcé de rompre ses relations diplomatiques avec les autres pays du Golfe et l'Arabie saoudite.
Il va sans dire que les pays concernés, Arabie Saoudite en premier, n'ont jamais été blanc-bleus sur la question du terrorisme, et l'on connaît en partie leur implication dans les attentats du 11 septembre. Mais le Moyen Orient se divise désormais entre deux axes. Celui du chaos, avec l'Iran, la Syrie et le Qatar, comme principaux intervenants. Et celui de la stabilité, qui pourrait conduire les pires abuseurs des droits humains à une évolution progressive vers plus de démocratie et plus d'égalité. Trump ne s'y est pas trompé en reconstruisant les vieilles alliances.
Il aura donc suffi à un leader politique d'appeler un chat, un chat, et de démontrer que le monde libre n'était pas à bout de souffle. Au contraire.
Il suffirait à ce monde qui prône des valeurs incontournables d'égalité et de liberté, d'abandonner le politiquement correct pour retrouver sa force et son compas moral.
Trump au pouvoir, le politiquement correct a vécu ses beaux jours.
Je laisse la conclusion au Docteur Michael Welner, dans un des documentaires sur la psychopathologie terroriste que j'ai eu l'honneur de réaliser: «Le terrorisme islamique cessera d'être une menace grandissante, le jour où les médias et les gouvernements, au lieu de diminuer son impact par crainte des mouvements populaires, le condamneront comme émanant d'une religion qui n'a pas encore connu ses lumières et dont il est, par la force des choses, une perversion»
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