4 juillet 2013

Privatisation de l'école

ROYAUME-UNI • Les écoles vont devenir des entreprises privées (article du Courrier International)

Le gouvernement britannique cherche à se débarrasser du fardeau budgétaire que représente l'éducation. Selon The Independent, le ministre de l'Education projetterait de transformer les écoles en entreprises à but lucratif.

  
Dessin de Boligan.
"Education à vendre", pouvait-on lire le 2 juillet, en une de The Independent. 
Selon le quotidien britannique, Michael Gove, ministre de l’Education bien décidé à réformer entièrement le système éducatif britannique d’ici 2015, aurait pour projet de transformer l’ensemble des 30 000 écoles d’Angleterre en "Academy schools". Les "Académies" sont des écoles publiques indépendantes des autorités locales, financées par le gouvernement mais aussi par des fonds privés. Plus encore, le ministre souhaiterait faire de ces "Académies" des entreprises à but lucratif, ce qui signifie que des entreprises privées pourraient fonder des écoles et les revendre plus cher - à condition que ces écoles ne fassent pas faillite avant. Il envisage même un recours à des fonds spéculatifs et à des capitaux à risque pour récolter de l’argent. Le quotidien de Londres rappelle que cette expérience a déjà été réalisée en Suède, se soldant par un échec total.
Le projet encore "secret" a été révélé au journal par des membres du ministère de l’Education qui craignent que "l’argent ne soit détourné des classes, que les matières qui coûtent trop cher soient réduites, comme la musique et les sciences, et que cela mette un terme à la vocation de professeur pour le service public."
Autant d’inquiétudes qui amènent un éditorialiste du titre à comparer Michael Gove au dictateur cambodgien Pol Pot, pour souligner l’absurdité de telles réformes: "pour Michael Gove, le Pol Pot de l’éducation, tous les ans c’est l’Année Zéro", faisant ainsi référence au début du règne des Khmers Rouges au Cambodge.


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Voir aussi notre page école : diagnostic.







































































































ENSEIGNEMENT • France – “La voie royale vers la médiocrité”

Christian Rioux, correspondant du quotidien québécois Le Devoir, sur l’enseignement en anglais à l’université.
Christian Rioux, correspondant du quotidien québécois Le Devoir. Christian Rioux, correspondant du quotidien québécois Le Devoir. OCDE
Courrier international – Le projet de loi qui facilite l’enseignement en anglais à l’université suscite un vif débat. C’est un sujet important ?
Christian Rioux – Très important. Il y avait déjà tout ce qu’il fallait dans la loi pour permettre à un professeur étranger d’enseigner dans une autre langue. Cette fois, il en va de la qualité de l’enseignement supérieur en France et de la capacité des chercheurs français à faire de la recherche dans la seule langue où ils excellent vraiment : le français. A qui fera-t-on croire qu’un professeur français enseignera aussi bien en anglais qu’en français ? On veut attirer les meilleurs étudiants du monde et on pense le faire en rabaissant la qualité des cours ! Enseigner en anglais en France, c’est la voie royale vers la médiocrité.

Quel est votre regard de Québécois sur le sujet ?
Cette loi sème le défaitisme dans toute la francophonie. Elle traite le français comme si c’était le suédois ou le néerlandais alors qu’il est la langue d’un bassin de 200 millions de personnes réparties sur tous les continents et la deuxième langue la plus traduite et enseignée dans le monde. Comment voulez-vous ensuite que les Québécois, les Sénégalais, les Roumains résistent à l’anglicisation galopante ? Ce sont eux que la France écarte ainsi d’un revers de la main. Quant aux meilleurs étudiants qui souhaitent étudier en anglais, croyez-moi, ils préféreront toujours l’original à sa pâle copie hexagonale.

Le français est menacé, dit-on. Mais par quoi ?
Puisqu’ils ne craignent pas l’assimilation comme les Québécois, les Français cultivent un faux sentiment de sécurité. Parmi les élites, l’anglais est même devenu un snobisme. Ils ne voient plus les formes syntaxiques anglaises qui pénètrent massivement leur langue depuis une décennie. Or, avec elles, ce sont les idées et une façon de penser qui se répandent. Un jour, nous parlerons de ce que le poète québécois Gaston Miron appelait le “traduit du”, ce sabir vaguement français que l’on entend à Ottawa. A terme, ce qui est en jeu en France comme au Québec, c’est la capacité de nommer le monde et sa modernité en français. Nous avions cru naïvement que c’était çà, “le rêve français”…

DIPLÔME • “80 % au bac, c’est une utopie”

Rudolf Balmer, correspondant du quotidien allemand progressiste Die Tageszeitung (TAZ), sur le baccalauréat français.
Rudolf Balmer, correspondant du quotidien allemand Die Tageszeitung (TAZ). Rudolf Balmer, correspondant du quotidien allemand Die Tageszeitung (TAZ).
Courrier international – Comment voit-on le bac français en Allemagne ?
Rudolf Balmer – Il n’existe pas en Allemagne d’examen tout à fait similaire. L’Abitur [le bac allemand] est organisé au niveau des Länder [les régions], et non par l’Etat central. Il n’y a pas cet événement médiatique où toute la nation regarde, mi-amusée, mi-angoissée, des milliers de candidats passer les épreuves. En outre, une partie du bac se passe en contrôle continu, ce qui donne à l’examen moins d’impact et de gravité. Et puis il n’y a pas l’épreuve de philosophie, si attendue et si commentée en France.

Un tel examen se justifie-t-il encore ?
Il y aurait une grande réforme à faire. Le taux de réussite au bac est au-delà de 80 % : l’examen n’est plus sélectif. Dès lors, on se demande si la fin justifie les moyens. Quand on connaît le coût d’organisation du bac, récemment mis en lumière [par une étude du principal syndicat de chefs d’établissement], c’est même assez choquant. Mais les Français sont-ils prêts à accepter un changement ? Le bac fait partie du patrimoine culturel, il paraît très difficile d’y toucher.

“80 % au bac” : cet objectif lancé en 1985 a été atteint l’an dernier. Est-ce une bonne chose ?
C’est une utopie de vouloir amener 80 %, d’une génération au niveau du bac. C’est un idéal qui ne correspond à aucune réalité économique ou sociale. Le bac est dévalorisé et de nombreux jeunes vont perdre deux ou trois ans à l’université avec l’illusion qu’ils auront un diplôme et du travail.

Le système allemand fonctionne-t-il mieux ?
Il n’est pas parfait, mais l’Allemagne n’a jamais dévalué la formation professionnelle et l’orientation y est plus efficace. En France, le bac professionnel a été créé plus tard et concerne une minorité d’élèves. Il reste beaucoup de travail à faire pour trouver le juste milieu entre sélection et droit d’accès à l’université. Les études ne sont pas la seule voie d’accès à la culture et au savoir !

29 juin 2013

L'EN vaste mensonge, interview de Laurent Lafforgue


Brillant mathématicien, ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure, Laurent Lafforgue a été lauréat de la prestigieuse médaille Fields en 2002 (l’équivalent du prix Nobel en mathématiques). Il est professeur permanent à l’Institut des Hautes Etudes Scientifiques.

Très sensibilisé à l’état du système éducatif français, il a coordonné en 2007, avec Liliane Lurçat, la publication de l’ouvrage La débâcle de l’école, fruit d’un colloque sur l’état alarmant de l’école en France et qui a réuni de nombreux enseignants du primaire, du collège, du lycée et de l’université. Un ouvrage passionnant, d’une clarté et d’une précision remarquables que je vous recommande vivement (et qui n’a malheureusement pas du tout vieilli…)

Quelques années auparavant, il avait été nommé en 2005 au HCE (Haut Conseil de l’Education) chargé de préparer le « socle commun » prévu par la loi Fillon. S’étant exprimé de façon ferme contre les experts de l’Education nationale, responsables des réformes mises en place depuis des années qu’il juge catastrophiques, le président du Haut Conseil lui avait alors demandé de démissionner, dix jours à peine après l’installation officielle du HCE.
Passionnée par ces sujets (comme vous devez le savoir maintenant !), j’ai souhaité interviewer Laurent Lafforgue, observateur attentif et clairvoyant du système éducatif français. Un grand merci à lui de m’avoir fait l’honneur de me consacrer du temps et de l’attention pour cet entretien réalisé par téléphone.

L'article se poursuit ici :

« L’Education nationale est devenue un vaste mensonge »

Du même auteur  :

- site de Laurent Lafforgue (beaucoup d'articles sur l'éducation).

- introduction de Laurent Lafforgue au recueil d'articles La Débâcle de l'école.

27 juin 2013

26 juin 2013

Skhole XVIII


 


Petite pub pour la revue en ligne Skhole.fr qui comme son nom l'indique aborde différentes questions concernant l'école. 
 
Je vous copie-colle le mail de présentation envoyé par les administrateurs du site à ceux qui sont abonnés à la newsletter :

 
 
Dans "Petite Poucette : la douteuse fable de Michel Serres", Julien Gautier propose une lecture (très) critique de l'ouvrage à succès que le philosophe a publié au début de 2012 :
http://skhole.fr/node/395
 
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Si l’on en croit Vincent Peillon, ce n’est pas une simple réforme de notre système éducatif qu’il a présentée à l’Assemblée nationale au début de cette année, mais une véritable "refondation" de l’école de la République. Pour Alain Planche, auteur en 2012 d'un livre remarqué sur les compétences - "L'imposture scolaire", aux PU de Bordeaux - il faut admettre que cette ambition en est finalement restée au niveau de l'incantation :
http://skhole.fr/node/393
 
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La refondation de l'école primaire a été entreprise par l'intitulé des "rythmes scolaires", en proposant surtout d'en aménager le cadre. Dans "Arythmies élémentaires à l'école", Thierry Menge, enseignant et directeur d'école, témoigne de déphasages qui lui semblent plus essentiels.
http://skhole.fr/node/394
 
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Dans un dossier approfondi, Bertrand Rungaldier, professeur en classes préparatoires, dresse un bilan alarmant de l’état de l’enseignement des mathématiques en France, fondé sur une comparaison détaillée de manuels francophones et allemands :
http://skhole.fr/node/389
 
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Après une présentation de "Que peut la philosophie ?" de Sébastien Charbonnier (Seuil, 2012), Guillaume Vergne propose de prolonger la lecture du livre par un entretien avec son auteur, sur l'avenir de l'enseignement de la philosophie en France :
http://skhole.fr/node/396
 
***
 
Enfin, Isabelle de Mecquenem, professeur de philosophie à l'IUFM de Reims, poursuit ce mois-ci la "série" monographique consacrée à Charles Péguy et l'éducation par un deuxième volet intitulé "Jean Coste, l'anti-hussard noir ?" :
http://skhole.fr/node/403
 
 
***
 
Nous espérons que ces nouvelles publications vous intéresseront et susciteront des réactions de votre part. N'hésitez pas à ajouter librement vos commentaires aux articles publiés.
 
Par ailleurs, nous cherchons toujours à entrer en contact avec des artistes - peintres, plasticiens, photographes, etc. - qui accepteraient de proposer gracieusement leurs travaux pour illustrer les prochains articles publiés dans la revue. Merci de faire circuler cet appel autour de vous.
 
Pour cette livraison XVIII, les illustrations sont extraites du travail de Philippe Lévy, que nous remercions chaleureusement, et dont une présentation est lisible sur cette page :
http://skhole.fr/crédits-illustration
 
 
Julien Gautier et Guillaume Vergne, professeurs de philosophie et fondateurs de skhole.fr.
Skhole.fr - penser et repenser l'école : http://skhole.fr
 

24 juin 2013

Pinterest des manuels anciens

J'ai profité de l'utilitaire Pinterest pour offrir une vue d'ensemble en images des ouvrages déjà présentés sur le blog Manuels anciens. Je n'ai pas du tout fini et déjà plus de 200 titres !!!

Cliquez sur l'image pour visiter le Pinterest des manuels anciens :



23 juin 2013

Correction de la rédaction (Manuel général)

Feuille retrouvée dans un manuel ancien.




Je rajoute une page d'un manuel ancien en lien avec l'article :
source : J'apprends à rédiger, cours moyen, cours de fin d'études primaires, 7e, 6e et 5e des Lycées et Collèges. Collection "L'Essentiel", éditions MDI, 1962.


Le calcul mental, utilitaire et éducatif (M. G., Manuel général)

Feuille retrouvée dans un manuel ancien.






Les quatre opérations (Mareuil, Manuel général)

Feuille retrouvée dans un manuel ancien.








La théorie du calcul différentiel et intégral

« Pour que l’esprit gagne en sagacité, on doit lui donner de l’exercice en lui faisant chercher ce que les autres ont déjà trouvé, et en lui faisant examiner méthodiquement toutes les techniques humaines, même les plus insignifiantes, mais de préférence celles qui manifestent ou présupposent un ordre. » (Descartes, Règles pour la direction de l’esprit, X).
                A-t-on pris assez au sérieux l’avertissement cartésien ? Rechercher la vérité sans ordre, c’est-à-dire sans commencer par les questions les plus simples, c’est nécessairement s’obscurcir l’esprit au lieu de l’éclairer. Les questions qu’on aborde en philosophie ne sont pas les plus simples. Les problèmes sociaux par exemple sont parmi les plus difficiles, les plus composés qui soient. Cela n’interdit pas de les affronter, mais il y faut du moins une sérieuse préparation. Où l’esprit trouvera-t-il cette préparation, sinon dans les mathématiques ? C’est là et nulle part ailleurs, surtout même dans la géométrie, que l’esprit peut exercer ses forces. Ouvrez Euclide, lisez la première proposition, et cherchez la construction du problème. Quand vous aurez trouvé (car vous trouverez nécessairement), faites de même pour la seconde proposition. Mais n’allez pas regarder la démonstration avant d’avoir trouvé. Vous verrez ainsi clairement que votre intelligence est capable de trouver seule la vérité qu’elle ignorait, sans la moindre béquille, ni livre ni leçon. On répète que la philosophie apprend à penser par soi-même. Mais je ne vois pas comment elle peut y parvenir sans le détour par l’ascèse mathématique.
                Je me propose de faire un semblable détour, avec les auditeurs auxquels l’abstraction ne fait pas peur. Nous ne redémontrerons pas une à une les propositions d’Euclide, mais nous tâcherons de reprendre par ordre, depuis le début, la théorie du calcul différentiel et intégral, qui se trouve au croisement de la géométrie et de l’algèbre. Cette théorie arrête souvent l’honnête homme qui n’a pas fait d’études supérieures de mathématiques, parce que les notions d’infiniment petit ou de dérivée présentent une vraie difficulté, qui tient à la nature des choses. Mais, comme il s’agit là de la voie royale pour toute la mathématisation de la nature qui a rendu possible l’essor de la science moderne, on se condamne en ne l’étudiant pas à ne connaître des sciences de la nature que leur histoire extérieure. Je crois que cette théorie doit être abordée de front par l’aspirant philosophe, parce que la véritable logique ne peut pas faire l’économie d’une compréhension intérieure du développement des mathématiques.
                Il ne s’agira donc pas ici d’un cours d’histoire ou de philosophie des mathématiques, mais bien d’un cours de mathématiques à partir de problèmes historiquement importants, en ne perdant pas de vue les enjeux philosophiques des notions abordées. Il s’adresse à toutes les personnes qui ne se satisfont pas d’un enseignement réduisant les mathématiques à un instrument de sélection des plus rapides, inséparable d’un jargon pédantesque et coupé de l’intuition géométrique. Les mathématiques enseignées de cette manière n’éclairent pas l’esprit, mais les mathématiques en soi restent un moyen irremplaçable de fortifier l’intelligence pour pouvoir l’appliquer ensuite à des problèmes plus importants.

                Je m’appuierai pour toute la progression du cours sur la lumineuse Synthèse subjective d’Auguste Comte. En voici une esquisse de plan :

1°/ Introduction au calcul différentiel par la théorie des tangentes aux courbes planes.
a)      La notion de tangente dans la géométrie antique.
b)     Approfondissement de la notion, d’où méthode analytique pour déterminer les normales et les tangentes.
c)       le traitement du problème dans la Géométrie de Descartes.
Ce point exigera quelques rappels en ce qui concerne la théorie des équations et la théorie de l’ellipse.
2°/ Fondements abstraits du calcul différentiel.
a)      Ne pas confondre la dérivation d’une fonction et la différentiation d’une formule ou d’une équation.
b)     Différentiation des fonctions d’une seule variable.
     Elle sera abordée à partir des problèmes liés à la détermination des tangentes qu’elle permet de résoudre.
c)      Différentiation des fonctions de plusieurs variables.
     Abordée de même à partir de problèmes géométriques.
3°/ Théorie des maxima et minima.
a)      Principe de la méthode.
b)     Exemple d’application : comment Leibniz retrouve les lois de l’optique par la considération des « finales ».
4°/ Théorie de la courbure des courbes.
a)      Les notions de cercle osculateur et de rayon de courbe.
b)     Les notions de développée et de développantes.
5°/ Généralisation des problèmes de contact aux trois dimensions de l’espace.
a)      Comment déterminer le plan tangent à une surface, et à la tangente à une courbe à double courbure ?
b)     Comment déterminer la courbure d’une surface ?
c)      La classification des surfaces selon Monge.

Pour en savoir plus et lire les premiers cours, rendez-vous sur le site de  l'Université conventionnelle.


souris, clavier, logiciel de retouche-photos, par Blakoza1670

19 juin 2013

Table de 5 (multiplication)

Voici quelques documents pour apprendre ou réviser la table de 5 qui est une des plus faciles : https://drive.google.com/folderview?id=0B_rGos9T_ct0RTVoNzJ3aXZhNVU&usp=sharing

Table 5 (fois)

Il y a deux séries de tables de 5 : en "fois" et en "multiplié par". Chaque série comprend une table normale et une table à colorier et à compléter qui montre les compléments à 50.

- tables en "fois" : une fois 5 ronds, deux fois 5 ronds, etc.

- tables en "multiplié par" : 5 ronds multipliés par un, 5 ronds multipliés par 2, etc.


La table de 5 recoupe évidemment la table de 10. 2 X 5 = 1 X 10 ; 4 X 5 = 2 X 10 ; etc. Ce qui peut se montrer facilement en utilisant les mains (les vraies mains puis un matériel figuré du style de celui conçu par S. Baruk) par exemple et puis les boîtes de Picbille (J'apprends à calculer, Brissiaud), les billets, le boulier, les bûchettes, etc.
Tables de 5 et de 10


Cette connaissance est très utile pour lire les minutes sur un cadran à aiguilles puisqu'elles sont rangées par paquets de 5. Donc il sera bon d'aller jusqu'à 12 X 5 au moins, et ne pas s'arrêter à 10 X 5.

source : http://www.lespetitesmontres.com/apprendre-a-lire-l-heure.html

25 mai 2013

Utiliser Compter calculer CP et CE1 en cours double

Tina3513

Bonjour,

Voilà l'année prochaine, je fais un grand saut. D'un CM1, je passe à un Cp/Ce1.
Après avoir rapidement hésité entre la méthode de Singapour et SLECC, je me suis décidée pour SLECC.

Je sais que plusieurs d'entre vous l'ont déjà utilisé en cours double.

L'avez-vous fait sur le même créneau horaire ou sur deux créneaux différents dans la journée?
Comment organisiez-vous les apprentissages pour mettre les Cp en autonomie (ou inversement les Ce1) quand vous vous occupiez des Ce1?

Papili

Je pense que cela évolue au cours de l'année. En début d'année, les manipulations des élèves de cours préparatoire sont très simples. Elles durent peu de temps. Il en est de même pour l'exercice sur le fichier pour lequel l'enjeu est plus de permettre aux enfants de s'approprier de l'outil que de faire de réels apprentissages.
Certaines pages, comme celle des pies, page 2, sont plutôt une trace écrite à laquelle on se référera par la suite qu'une leçon à savoir par cœur dès le jour où on la traite.

Les élèves de cours préparatoire peuvent suivre avec profit (et intérêt) la séance collective destinée à leurs camarades de cours élémentaire. On peut même leur demander de jouer les arbitres et de confirmer les résultats trouvés par calculs par leurs camarades en les vérifiant par comptage.
Comme les premières leçons de cours élémentaire se font dans un champ numérique allant de 0 à 9, si les plus jeunes suivent ces exercices collectifs, en participant à leur mesure, cela permet d'anticiper tous leurs acquis du premier trimestre. Lorsqu'on abordera avec eux l'addition, la soustraction, la multiplication et la division, ils auront l'impression d'avoir à faire à des savoirs qu'ils ont toujours eus et qu'on leur rappelle simplement.

De même, d'ailleurs, les élèves faibles de cours élémentaire peuvent tirer profit d'un moment de manipulation "spécial cours préparatoire" où ils se remémorent leurs vieux souvenirs de l'an dernier et où ceux-ci se clarifient.

En revanche, pour le travail écrit, chaque groupe doit travailler de son côté.
Je vous conseille de laisser au début les élèves de cours élémentaire sur un autre type de travail (copie, coloriage magique, exercice tout prêt photocopié) pendant que vous prenez un quart d'heure pour décortiquer la page des "petits".
Ensuite, vous intervertissez et donnez un travail de coloriage, de dessin, de modelage aux plus jeunes, pendant que vous faites du "pas à pas" au tableau pour apprendre aux élèves de cours élémentaire à présenter leur cahier et répondre aux exercices qu'on leur donne.

Au bout de quelques jours, les petits auront compris le fonctionnement de leur cahier, vous pourrez les laisser seul sur un exercice après l'avoir commencé avec eux pour continuer à décortiquer la présentation des exercices avec les plus grands.
Certains jours, quand le programme des cours préparatoires est peu chargé, une fois que les "grands" seront familiarisés avec la présentation du cahier, vous pourrez les entraîner à passer seuls du livre au cahier sans que vous ayez tout recopié sur le tableau.
Selon les classes, cela peut durer de trois à six semaines après la rentrée. Cela paraît interminable mais, une fois que cette période est passée, on découvre avec plaisir les capacités d'autonomie des grands comme des plus jeunes.

En cours d'année, selon la configuration de la classe, ses facilités ou ses difficultés, on fera évoluer les approches afin que tous y trouvent leur compte tout en s'autonomisant de plus en plus.

Tina3517

merci pour cette très intéressante explication!

Je n'avais pas pensé à cette idée d'arbitrage ou d'écouter pour les ce1 en difficulté. Je vais tenter de le mettre en pratique. Je pense que cela sera très stimulant pour les élèves.

Pour le coloriage aussi ou un travail de copie pendant la partie découverte, c'est bien pratique!

k-rolette

J'ai utilisé les deux fichiers de maths en cours double il y a deux ans, et je souscris à ce qu'a expliqué Papili.

Au mois de juin, j'étais partie une semaine en stage, et ma remplaçante avait un peu tiqué en découvrant que mes CE1 n'avaient qu'un manuel au lieu d'un fichier. Je lui avais dit qu'ils étaient très autonomes, qu'il suffisait de les lancer et qu'ils travaillaient seuls sur leur cahier du jour : elle n'a pu que le constater et m'en faire part, et j'en ai été très fière.



source : http://forums-enseignants-du-primaire.com/topic/294697-sleec-cpce1

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Manuels Compter, calculer (GRIP, SLECC)
Manuels en ligne gratuits de Marc Le Bris
Manuels de Singapour (Librairie des écoles)

21 mai 2013

Théorie de la lecture et de l'apprentissage de la lecture


Cette liste de textes théoriques comprend des textes de scientifiques (en neurosciences ou psychologie cognitive) faisant le point sur l'état de la recherche à un moment donné. Il y a aussi les études comparatives des méthodes de lecture. D'autres textes ou livres sont faits par des enseignants ou orthophonistes. Ils s'appuient moins fermement ou pas du tout sur les recherches expérimentales, mais ils concordent avec celles-ci, et l'expérience et le bon sens dont ils témoignent les rendent indispensables. Certains textes sont écrits par des philosophes : les arguments développés sont basés notamment sur la structure de la langue (apport de la linguistique).

La liste sera complétée au fur et à mesure. Merci de laisser des commentaires pour me conseiller tel ou tel ajout. Bonne lecture !

Ces textes justifient pourquoi il vaut mieux employer les ouvrages présentés dans l'image ci-dessous : alphabétiques, progressifs, enseignant simultanément lecture et écriture. Pour des conseils pratiques sur l'apprentissage de la lecture, rendez-vous ici.   


ED Hirsch Jr - L'importance critique d’une théorie adéquate de la lecture

Derniers textes en date, non classés : 
* Teaching Children to Read (by Leonard Bloomfield)
* Why Johnny Can't Read ? A Letter to Johnny's Mother (by Rudolf Flesch)
* La lecture au CP (par Rachel Boutonnet)
* Abécédaire en images : Comment Jean-Henri Fabre apprit à lire
* Cerveau et lecture (Stanislas Dehaene) : Le code visuel des lettres et des graphèmes

* Stanislas Dehaene, The Massive Impact of Literacy on the Brain and its Consequences for Education (2011) 
* Mauvaise lecture ! L’historien Antoine Prost et l’apprentissage de la lecture au XXe siècle

NB : Les textes ci-dessous sont en français. Des recherches en langue anglaise étayant ces méthodes se trouvent ici : Teaching Kids to Read - Supporting research.

Psychologie cognitive : lire et apprendre à lire

- textes en anglais --> Teaching Kids to Read : Supporting Research.

- J. Morais, L'art de lire, Ed. Odile Jacob.
       extrait : Morais, Alphabet, Phonème, conscience phonémique 
       extrait : Le phonème et le sonogramme

- P. Bryant, Conscience phonologique et apprentissage de la lecture, in Les Actes de la Villette. 
 

- Stanislas Dehaene, Les neurones de la lecture, Ed. Odile Jacob
      extraits :
      - L'illusion d'une lecture globale
      - Qu'est-ce que l'écriture ?
 

Kerry Hempenstall, Cerveau et lecture
Kerry Hempenstall Conscience phonémique


Orthophonistes, rééducateurs, enseignants : lire et apprendre à lire

Réseau canadien de recherche sur le langage et l’alphabétisation, Pour un enseignement efficace de la lecture et de l’écriture : une trousse d'intervention appuyée par la recherche
"Ce type de guide est "imposé" par les ministères de l'éducation des différentes provinces canadiennes et dans les formations à l'enseignement. On a tous des guides d'enseignement efficaces de la lecture en classe qui reprennent ces informations, souvent en plus détaillés."
    
J'ai eu celui ci : Guide d'enseignement efficace de la lecture de la maternelle à la 3ème année

J'utilise désormais celui ci en lecture pour mon niveau scolaire : Guide d'enseignement efficace de la lecture de la 4ème à la 6ème

Pour l'écriture, la communication orale, les autres sont ici : Les guides d'enseignement de l'Ontario


(Cyndy, institutrice canadienne) 

Dr Wettstein-Badour, Parcours et publications
 
C. Huby, B-a Ba et apprentissage de la langue

 
J.-P. Terrail, Préjugé : la méthode alphabétique condamne les élèves au non-sens


Vraie dyslexie et fausse dyslexie (recueil de liens)

Jean-Pierre Picandet, De la lecture.

Skhole, Dossier méthodes de lecture
De son expérience de professeur de lettres en collège et au terme d’une enquête minutieuse, M.-O. Sephiha dresse ici un état des lieux très alarmant des difficultés de lecture et d’écriture des collégiens qu’il a pu rencontrer. Il en analyse les causes et indique les principes des ateliers de remise à niveau qu’il a mis en place depuis, à titre expérimental.
Institutrice au CP pendant cinq ans, M. Gaubert raconte comment et pourquoi elle est passée des méthodes « mixtes » à une méthode alphabétique.

M. Sommer, T. Cuche, J.-G. Dutoit, Dire, lire et écrire, enseigner avec la méthode phonémique synthétique, Ed. Belin.

Cet ouvrage présente la richesse et l'efficacité de l'enseignement méthodique du langage écrit, en GS Maternelle et au cycle 2, par la méthode synthétique phonémique.
La première partie examine les fondements théoriques de cette méthode d'apprentissage de la lecture.
La deuxième partie propose un large éventail des différents aspects pratiques de l'apprentissage.
La troisième partie est consacrée aux difficultés d'apprentissage : repérage des enfants en difficulté et gestion des disparités dans la classe.

 

- sur le site léoléa.org, la rubrique "textes théoriques".





Études comparatives des méthodes de lecture
"Peut-on, en comparant ce qui est comparable, mesurer l’efficacité respective des différentes pédagogies de la lecture ? Les rares recherches réalisées en langue française concluent à la supériorité des démarches qui enseignent le décodage grapho-phonologique (ou méthodes « phoniques ») par rapport à celles qui ne l’enseignent pas.
On peut consulter à ce propos :

Les méthodes purement globales (ainsi de la méthode « idéovisuelle » de Foucambert qui connut son heure de gloire) ne sont cependant plus guère pratiquées : les manuels utilisés par les enseignants font tous place au décodage. La question aujourd’hui posée est celle de la place à faire à l’enseignement des correspondances entre signes graphiques et sons, et celle des modalités les plus efficaces de cet enseignement.

Une étude américaine (National Reading Panel ; cf. « Teaching Children To Read, National Reading Panel Report, 2000) menée en 1998-1999 permet cependant d’y voir plus clair. Après examen d’une grande diversité de recherches disponibles, ses auteurs ont sélectionné, sur la base de critères méthodologiques précis, 38 enquêtes dont les données agrégées conduisent à conclure qu’un enseignement phonique systématique
– est plus efficace (et d’autant plus efficace qu’il s’agit d’élèves issus des milieux les moins favorisés) qu’un enseignement phonique non systématique, a fortiori qu’un enseignement non phonique ;
– qu’il est d’autant plus efficace qu’on le démarre tôt ;
– et qu’il est plus efficace non seulement du point de vue du déchiffrage, mais également du point de vue de la… compréhension."
 
Le rapport du National Reading Panel “Teaching Children To Read"

Publié en décembre 2000, ce rapport, très connu, a permis de mesurer concrètement l’importance du temps phonologique dans la lecture, y compris dans la compréhension du sens du texte. Il avait essentiellement pour but de comparer les résultats obtenus par les méthodes globales (whole language) et l’ensemble des pédagogies pratiquant l’apprentissage explicite du code alphabétique. Mais son cahier des charges n’avait pas été conçu pour comparer entre elles de manière statistiquement valable les différentes techniques d’apprentissage explicite du code alphabétique. Il ne constitue donc pas un document exploitable pour trancher entre ces deux types de techniques pédagogiques. Il est donc très surprenant que les chercheurs cosignataires des textes cités ci-dessus s’appuient sur ce document qui n’apporte pas de réponse à la question qu’ils se posent et qu’ils négligent, par contre, de prendre en compte les résultats de l’étude menée dans le comté de Clarkmannann, publié le 11 février 2005, qui a pour objectif de juger de l’efficacité comparée des méthodes phoniques.

Le rapport présenté par Rhona JONHSTON (department of Psychology, University of Hull) et Joyce WATSON (School of psychology, University of St Andrews) intitulé « The effects of synthetic phonic teaching on reading and spelling attainement, a seven year longitudinal study » comporte, en effet, des conclusions sans ambiguïté. Il montre clairement la supériorité des méthodes phoniques synthétiques dans l’apprentissage de la lecture et de l’orthographe (les études qui figurent dans ce rapport ont été récemment analysées et validées par des statisticiens.

Ghislaine Wettstein-Badour, « APPRENTISSAGE DE LA LECTURE : UNE DEMONSTRATION EXPERIMENTALE ET THEORIQUE DE LA SUPERIORITE DE LA METHODE PHONIQUE SYNTHETIQUE (ALPHABETIQUE) SUR TOUTES LES AUTRES APPROCHES PEDAGOGIQUES »

Pour un enseignement efficace de la lecture et de l'écriture: une trousse d'intervention appuyée par la recherche (Foundations for litteracy)
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Philosophie : lire et apprendre à lire

Qu’est-ce qu’apprendre à « lire » ? En s’appuyant notamment sur les concepts du psychologue russe Lev Vygotski, J. Gautier propose ici une réflexion théorique autour des enjeux tout particulièrement cognitifs de l’entrée dans l’écrit, ainsi que des modalités permettant de les atteindre. Ceci l’amène à plaider pour un solide enseignement explicite des structures de la langue.

Catherine Kintzler, L'alphabet, machine libératrice
A propos du livre de Eric Havelock Aux origines de la civilisation écrite en Occident
 
L'alphabet est probablement le dispositif le plus puissant inventé pour libérer les esprits. Or c'est parce qu'il abandonne l'ambition de représenter les pensées, et parce que, à la différence de tout autre système d'écriture, il rend l'acte de lecture totalement mécanique, ne s'attachant qu'à la matérialité des sons et de leur émission, que l'alphabet déploie cette puissance. Dans un ouvrage trop peu connu et qui fut parfois injustement décrié, Aux origines de la civilisation écrite en Occident, Eric A. Havelock développe ce paradoxe et lui donne sa forme maximale : « un système d'écriture réussi ou pleinement développé est un système où la pensée n'a plus aucune part ». Cet article se veut un hommage à un livre stimulant que j'ai lu il y a bien longtemps, et qui donne toute sa plénitude à une forme audacieuse et sophistiquée de matérialisme.

 Articles de Michel Delord
23 mars 2005 - M. Goigoux et les références scientifiques.
12 décembre 2005 - M. Goigoux et les méthodes de lecture.
20 décembre 2005 - Trois mois ou trois ans et trois mois ?
28 Janvier 2005 - La Globale et la Syllabique.
27  février 2006 - La Globale et La Syllabique. Complément : L’enjeu central des programmes de maternelle.
20 mars 2006 - La Globale et La Syllabique. Complément : Écriture-lecture ou le cadavre dans le placard. 22 Avril  2006 - Réponse à Frédéric Prat : Extrait de Bref historique des méthodes de lecture - Michel Delord - Journées de Gien.
09 Mai 2006 - Réponse à J.-P.Brighelli : 'La méthode Boscher n’est pas une méthode de lecture' ou 'Ne pas confondre Couteau et Service trois pièces'.
25 septembre 2008 - Du graphème vers le son ?
2012 : « Apprendre à Lire et à Écrire : de l’importance des différents systèmes d’écriture ».
2012 : L'identification abusive de la langue orale et de la langue écrite
Ce texte porte sur les conséquences de ce que Eric Havelock appelait « l’identification abusive de la langue orale et de la langue écrite » et qu’il juge important au point d’y consacrer un chapitre de son livre Aux origines de la civilisation écrite en Occident.
2012 : Constante macabre : La position des antipédagos sur SOS Education et l’enseignement de la lecture de 2006 à 2012
En 2006, SOS Education encourage les parents d’élèves à faire pression sur les enseignants de CP pour qu’ils choisissent des « méthodes de lecture syllabiques ».
Ceci provoque diverses réactions publiques dont l’une signée par Sauver les lettres, Sauvez les maths et Reconstruire l’école et l’autre par le GRIP.
Et, au moment où SOS Education refait une nouvelle offensive sur le même sujet [voir ici], il n’est pas inutile d’observer plus concrètement comment ont été prises les décisions en 2006 chez les antipédagogistes.


Pour des conseils pratiques sur l'apprentissage de la lecture, rendez-vous ici.   

The following texts and documents are advised by the Core Knowledge Foundation.  

http://www.coreknowledge.org/supportingresearch

Supporting Research

Related Articles, Talks & Books by E. D. Hirsch, Jr.

Manhattan Institute Talk, May 4, 2006
The Case for Bringing Content into the Language Arts Block, American Educator, Spring, 2006
Many Americans Can Read But Can’t Comprehend, USA Today, February 25, 2004
Not So Grand a Strategy, Education Next, Spring, 2003
Reading Comprehension Requires Knowledge — of Words and of the World, American Educator, Spring, 2003
The Latest Dismal NAEP Scores: Can We Narrow the 4th-Grade Reading Gap? Education Week, May 2, 2001
Overcoming the Language Gap, American Educator, Summer, 2001
The Knowledge Deficit
The Schools We Need
Cultural Literacy

Background Knowledge and Vocabulary

E. D. Hirsch, Not So Grand a Strategy, Education Next, Spring, 2003
E. D. Hirsch,  Reading Comprehension Requires Knowledge — of Words and of the World, American Educator, Spring, 2003
E. D. Hirsch,  The Latest Dismal NAEP Scores: Can We Narrow the 4th-Grade Reading Gap? Education Week, May 2, 2001
E. D. Hirsch, Overcoming the Language Gap, American Educator, Summer, 2001
E. D. Hirsch, The Knowledge Deficit
E. D. Hirsch, Cultural Literacy
Nell Duke, “Filling the Great Void: Why We Should Bring Nonfiction into the Early Grades Classroom”
Dan Willingham, “How Knowledge Helps”
Keith Stanovich and Anne Cunningham, “What Reading Does for the Mind”

Miscellaneous U.S. Sites

National Reading Panel, official website
Children of the Code – a documentary project with many interesting interviews
“10 Years of Brain Imaging Research Shows the Brain Reads Sound by Sound”
Marilyn Jager Adams “The Three-Cueing System.”
Sebastian Wren, “The Three Cueing Systems”
Rayner, Foorman, Perfetti, Pesetsky, Seidenberg, “How Psychological Science Informs the Teaching of Reading”
Marilyn Jager Adams, Beginning to Read: Thinking and Learning about Print
Joseph K. Torgeson and Patricia Mathes, “What Every Teacher Should Know About Phonological Awareness.”
Ted Hirsch, “Teaching Kids to Read.” A paper outlining a McGuinness-influenced approach to early reading instruction, as laid out by veteran Core Knowledge teacher Ted Hirsch.
National Right to Read Foundation a U.S. phonics advocacy group
Don Potter’s Education Page – loaded with interesting links and old phonics primers.
SEDL Reading Research Site
Martin Kozloff’s website
Kerry Hempensall’s website

Diane McGuinness

Diane McGuinness, Why Our Children Can\'t Read and What We Can Do About It: A Scientific Revolution in Reading. Possibly the best single book on teaching decoding.
Diane McGuinness, Early Reading Instruction. Also useful.
Diane McGuinness, “A Prototype for Teaching the English Alphabet Code.” A shorter version of the argument made in Why Our Children Can’t Read.
Carmen McGuinness, Geoffrey McGuinness, Reading Reflex: The Foolproof Phono-Graphix Method for Teaching Your Child to Read. A trade book outlining a linguistic phonics approach.

UK Synthetic Phonics Websites

Jolly Phonics, U.K. Synthetic Phonics program
Synthetic Phonics Teaching Principles. A very brief summary.
Reading Reform Foundation  — U.K. synthetic phonics advocacy group
Debbie Hepplewhite, “Synthetic Phonics: The Politics and the Teaching Principles”
Dyslexics.org.uk — many excellent links
SyntheticPhonics.com  — UK website
Watson and Johnston, A Seven Year Study of the Effects of Synthetic Phonics Teaching on Reading and Spelling Attainment
Jennifer Chew, Phonics: The Holy Grail of Reading.
Jennifer Chew, “Traditional Phonics: What it is and what it is not” (restricted access)

Keith Stanovich

Keith Stanovich, Progress in Understanding Reading: Scientific Foundations and New Frontiers. Terrific book.
Keith Stanovich, “Matthew Effects in Reading”
Keith Stanovich, “Romance and Reality”
Keith Stanovich’s website (with links to many worthwhile articles)

Louisa Moats

Louisa Moats, “Whole Language High Jinx: How to Tell When ‘Scientifically Based Reading Instruction’ Isn’t.”
Louisa Moats, “Teaching Decoding”
Louisa Moats, “How Spelling Supports Reading”
Louisa Moats, Speech to Print: Language Essentials for Teachers
The Speech Sounds Of English: A Video Tutorial With Louisa Moats

The Simple View of Reading

Sebastian Wren’s BalancedReading.com
Sebastian Wren, “Ten Myths of Reading Instruction”
William E. Tunmer and Welsyey A. Hoover, “Phonological Skill and Beginning Reading” (restricted access)
Hugh Catts, Suzanne M. Adlof, Susan Ellis Weismer, “Language Deficits in Poor Comprehenders: A Case for the Simple View of Reading” (summary)
Research summary: The Simple View of Reading: Changes Over Time
Research Summary: The Fourth-Grade Slump: Late Emerging Poor Readers
SEDL, “The Cognitive Foundations of Learning to Read”
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Archives (2011 à 2014)

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