21 juin 2017

Le nouveau Mein Kampf : "Les Blancs, les Juifs et nous" (Houria Bouteldja)


Misogynie et condamnation du féminisme, homophobie, éloge du mâle viril qui domine les femelles, théorisation du racisme anti-Blanc et anti-Juif, antisémitisme, apologie de la charia, éloge d'Hitler : on a la totale. 

On comprend bien qu'on ne va pas trouver dans ce livre d'une leader du Parti des Indigènes de la République (PIR), parti raciste qu'il faut bien qualifier d'extrême-droite, des solutions heureuses à tous les maux de la société, si ce n'est des solutions finales qui concerneront les femmes, les blancs, les juifs, les chrétiens, les "pédés" et les défenseurs de couleur, forcément traîtres à leur race, des premiers.

Je ne comprends pas pourquoi cette prêcheuse de haine et d'intolérance qui ferait presque passer Le Pen père pour un enfant de chœur n'est pas mise en examen pour incitation à la haine raciale, voire pour apologie du terrorisme. 

On a eu Mahomet et les califes, on a eu Tamerlan, on a eu l'Empire ottoman, on a eu Hitler, on a eu Staline, on a eu Mao, on en a eu des tas. Mais cela ne nous suffira jamais, faut-il croire. Les folies totalitaires se réveillent en France. Aura-t-on le temps de désarmer la haine et d'éduquer les cœurs et les esprits avant qu'une catastrophe de grande ampleur n'advienne ? Il est urgent d'agir pied à pied contre ceux et celles qui, sous couvert d'antiracisme et de lutte contre les discriminations, conspirent de toutes leurs forces avec la sympathie, la complicité ou le silence coupable de certains médias et hommes politiques, pour engendrer en France une décennie noire comme celle qui a endeuillé l'Algérie dans les années 90.



Liens : 
Face à Finkielkraut dans DPDA, une intervenante pas si neutre

Rappel historique - Mein Kampf chez les leaders terroristes palestiniens :

Admiration of Hitler and Nazism

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Indigènes de la République: Thomas Guénolé démontre le racisme, la misogynie et l'homophobie de Houria Bouteldja

Vendredi soir, dans l'émission "Ce soir (ou jamais !)", le politologue Thomas Guénolé s'est attaqué à "ces anti-racistes devenus racistes". Dans son viseur, Houria Bouteldja, porte-parole du Parti des Indigènes de la République, présente également en plateau.
"Il y a plein de choses qui ont été dites depuis tout à l'heure donc je ne sais plus où j'en suis." C'est peut-être la seule affirmation avec laquelle on pourrait tomber d'accord avec Houria Bouteljda, lors de son passage sur le plateau de Ce soir (ou jamais !), le 18 mars. Une émission durant laquelle la fondatrice du Parti des Indigènes de la République a eu le plus grand mal à justifier ses prises de positions face au politologue Thomas Guenolé, bien décidé à faire la lumière sur la dérive racialiste d'une partie de la "gauche" anti-raciste. L'émission de Frédéric Taddeï, souvent décriée, a d'ailleurs cet avantage. En laissant à ses invités l'espace et le temps de poser leur réflexion, il permet souvent de faire tomber les masques.
Sur le plateau de France 2, on retrouvait donc Houria Bouteldja et Thomas Guénolé mais aussi la politiste Anastasia Colosimo, l'historien Emmanuel Debono, la vice-présidente de la Licra Sabrina Goldman, la présidente de l’association La brigade des mères Nadia Remadna, la civilisationniste et membre du collectif Marche des femmes pour la dignité Maboula Soumahoro, et le photographe Oliviero Toscani, tous réunis pour tenter de répondre à la question :" Où en est la lutte antiraciste ? A-t-elle échoué ?" Il fallait avant tout se demander ce qu'est devenue cette lutte antiraciste. Un début de réponse a été apporté par l'interpellation de Houria Bouteldja par Thomas Guenolé. 
"Je pense que ce qui a changé, c'est qu'il y a une partie de l'antiracisme, et ça me fait beaucoup de peine de dire ça, qui est devenue raciste ! Je parle de vous madame Bouteldja", entame le politologue. S'en suivent deux minutes d'une démonstration implacable, illustrations à l'appui, du corpus idéologique de la porte-parole du PIR.
Guénolé montre tout d'abord une photographie sur laquelle apparaît Houria Bouteldja, pouce en l'air et sourire aux lèvres, à côté d'une pancarte où on peut lire "Les sionistes au goulag". Il commente : "Ca signifie au sens strict que les juifs favorables à l'existence d'Israël doivent être envoyés dans des camps de concentration".
"La généralisation fondée sur la couleur de la peau, surtout pour un propos négatif, c'est du racisme madame"
Puis, la voix posée, il assène : "Par ailleurs vous êtes raciste madame !et cite un passage du dernier livre de Houria Bouteldja Les blancs, les juifs et nous. Vers une politique de l’amour révolutionnaire (sic) : "La blanchité est une forteresse, tout blanc est bâtisseur de cette forteresse", y écrit la militanteDécryptage de Guénolé : "'Tout blanc', c'est une généralisation fondée sur la couleur de la peau.La généralisation fondée sur la couleur de la peau, surtout pour un propos négatif, c'est du racisme madame".
Guénolé embraye sur la conception de la place de la femme par rapport à l'homme de Houria Bouteldja, dévoilée dans ce même livre avec cette citation : "Si une femme noire est violée par un noir, c'est compréhensible qu'elle ne porte pas plainte pour protéger la communauté noire"Et en matière de relations hommes-femmes, Houria Bouteldja, ne fait jamais dans la dentelle. En 2015, elle expliquait que "l'idéologie selon laquelle les couples mixtes, la rencontre entre deux cultures c'est beau, c'est pourri". Réplique de Thomas Guenolé : "Donc les noirs avec les noirs, les Arabes avec les Arabes, les blancs avec les blancs. D'un point de vue technique, pour suivre votre idée, il faudrait faire des lois raciales".
Dernier point cité par le politologue, le regard de Bouteldja sur l'homosexualité, expliqué dans son dernier ouvrage : "Comme chacun sait, la tarlouze n'est pas tout à fait un homme. Ainsi, l'Arabe qui perd sa puissance virile n'est plus un homme".  Face à cet enchaînement implacable, Houria Bouteldja, les yeux rivés sur le sol, la mâchoire serrée, semble comme K.O.
C'est Maboula Soumahoro, membre de la Marche des femmes pour la dignité, association très proche du PIR, qui va venir à son secours. Elle valorise l'apport de Houria Bouteldja sur "les définitions qui sont proposées quand elle parle des indigènes, des femmes indigènes et des blancs. Il est important par honnêteté intellectuelle de parler de cette identité blanche. On ne parle des individus blancs, on parle d'un système qu'on peut dater à la période de l'entrée de l'Occident dans les Amériques qui a amené à la colonisation du continent américain puis africain."
"Les citations sont parfaitement vraies et je les assume."
Puis la réponse de Bouteldja vient. A la démonstration du politologue, elle rétorque : "Je ne vais pas m'étendre puisqu'une partie des citations de monsieur Guénolé sont parfaitement vraies et je les assume. Simplement il va falloir lire le livre pour se faire une idée de la précision avec laquelle j'utilise un certain nombre de concepts". Comme celui de "tarlouze" peut-être, ou du dégoût des couples mixtes sans doute.
Mais, pour saisir le fond idéologique de la porte-parole du PIR, il faut remonter un peu plus haut dans l'émission, lorsque Frédéric Taddeï demande à Bouteldja ce qu'est le racisme d'Etat à ses yeux. La militante n'y fait pas mystère de sa pensée et de son projet de société :
"Il y a le clivage de classe mais aussi le clivage de race. Le clivage de race est un clivage qui n'est pas assumé, ou ne veut pas être vu, au prétexte que la race n'existant pas, on ne peut pas s'attaquer… La race n'existant pas, on ne peut pas la faire exister... Voilà. On crée du racisme en pointant du doigt l'existence des races sociales qui sont en réalité un produit de l'Histoire et du pouvoir".
Le "on" ici, n'est pas un "on" général mais bien le "on" englobant les soutiens du PIR, sa porte-parole en tête, avec un objectif limpide : opérer au sein de la gauche "anti-raciste" la substitution du concept de la lutte des classes à celui de la lutte des races. En racialisant les luttes sociales quitte à "créer du racisme". Finie donc la solidarité de la classe laborieuse et la possibilité pour les exploités de s'unir autour de revendications sociales.Seul le combat racial prévaut. Un projet de société dont l'extrême-droite la plus radicale ne rougirait pas.
Les mots sont posés. L'objectif affiché. Ceux qui soutiennent encore le combat du PIR et de ses émanations ne pourront plus dire "je ne savais pas". 
Didier Leschi : « La portée réactionnaire du discours de la race écrase le combat social »
Dans une tribune au « Monde », l’historien et ancien préfet dénonce les propos de la porte-parole du Parti des indigènes de la République, Houria Bouteldja, qui maintiennent l’idée de domination et proposent de l’inverser, au lieu de la renverser.

LE MONDE | 24.06.2017 à 07h00 |
Par Didier Leschi (Ancien préfet pour l’égalité des chances en Seine Saint Denis)

Houria Bouteldja, porte-parole du Parti des indigenes de la République, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), le 8 mai 2015.

TRIBUNE. L’utilisation de la catégorie de « race », même avec la volonté de défendre ceux qui sont issus des mondes coloniaux, et qui seraient les « indigènes » de l’intérieur opprimés par « les Blancs et leurs alliés juifs », favorise-t-elle le combat pour l’égalité des droits ? C’est ce qu’affirment des militants qui considèrent que l’humanisme de tradition socialiste est un universalisme qui empêcherait de prendre en compte la spécificité des oppressions, militants dont la principale propagandiste est Houria Bouteldja.

Ceux qui prêtent crédit à ses propos ne se basent pas tant sur ses dires ou écrits, mais sur cette idée qu’elle serait aujourd’hui la figure de l’hérétique, du scandaleux qui provoque au nom d’un amour supérieur du réel. Nous serions face à elle comme le furent d’autres censeurs face à Pasolini ou Genet. Par conformisme, nous serions sourds aux innovations d’un discours radical à partir de la réhabilitation de cette idée de la race.

Mais, nous dit-on, l’émancipation qui nous concerne tous est à ce prix. La violence qui serait faite à notre sensibilité, à nos intuitions normatives serait donc un progrès. Or, ces nouveaux damnés de la terre défendent un projet identitaire qui maintient l’idée de domination et propose de l’inverser et non de la renverser au profit de tous. En ce sens, le nouvel acteur social promu est à l’opposé du prolétaire dont le combat émancipera l’ensemble de la société, selon la pensée de Marx.

Bien au contraire, dans cette perspective « indigène », ce qui est réhabilité ce sont les identités, qui valorisent les structures d’appartenance où chaque individu doit d’abord prêter allégeance à ce qui l’enferme. Ainsi, une femme « indigène » devrait définir son identité selon la formule de Houria Bouteldja : « J’appartiens à ma famille, à mon clan, à ma race, à l’Algérie, à l’islam. »


Comment ne pas entendre que...


Affaire Houria Bouteldja : la pétition, hologramme de « l'intellectuel de confort »

Affaire Houria Bouteldja : la pétition, hologramme de « l'intellectuel de confort »
FIGAROVOX/HUMEUR - Robert Redeker réagit à la tribune de soutien à Houria Bouteldja parue dans Le Monde. Pour lui, certains intellectuels n'hésitent pas à adopter les positions les plus subversives, simplement pour se mettre en avant.

Professeur agrégé de philosophie, Robert Redeker est écrivain. Il a notamment publié Le soldat impossible (éd. Pierre-Guillaume de Roux, 2014) ; Bienheureuse vieillesse (éd. du Rocher, 2015) et dernièrement L'École fantôme (éd. Desclée De Brouwer, 2016).

Comment peut-on faire profession d'intellectuel, comme Annie Ernaux, signataire la plus prestigieuse de la consternante pétition de soutien à Houria Bouteldja et ses Indigènes de la République, et se jeter à grand renfort de publicité dans les partis pris les plus indéfendables? L'on peut se dire que, puisque l'histoire des intellectuels est tellement remplie d'erreurs, de choix aberrants, voire de fautes, les signataires de la liste d'Ernaux s'amusent à s'inscrire dans une riche tradition.
Raymond Aron stigmatisa «l'opium des intellectuels», en son temps. L'on pouvait espérer qu'avec la disparition du marxisme, leurs successeurs renoueraient avec la raison. Faux espoir. Aujourd'hui - diagnostic que l'on peut établir au spectacle bariolé de Nuit Debout, ce risible marché aux puces des idées fanées, constat confirmé par cette pétition - ils se grisent avec les métastases post-mortem du marxisme. L'opium: ce poison qui endort l'intelligence, «ce poison doux et chaste» comme écrivit Apollinaire, ce poison dont souvent l'effet est de ne voir que de la douceur là où il n'existe que de la violence! Poison irénique:
Les pétitionnaires à la traîne d'Ernaux voient de la douceur dans les écrits d'une idéologue dont les propos et le livre («Les Blancs, les Juifs et nous») manifestent plutôt la violence d'une approche racialiste de la vie collective. Tout lecteur de ce livre relèvera que la rhétorique enflammée de Madame Bouteldja incendie la culture politique qui assure depuis des siècles la cohésion du peuple français. Cet opium conduit les intellectuels qui le prisent à une déréalisation de la violence sous le fallacieux prétexte qu'il s'agirait de la juste expression des malheureux et des opprimés.
Annie Ernaux et ses cosignataires parodient l'engagement intellectuel. L'intellectuel engagé risque sa vie et sa liberté: Alexandre Soljenitsyne en est l'idéal-type. Entre guerre d'Espagne et réseaux de la France Libre, Simone Weil illustra de son immense courage cette catégorie de personnes. La radicale solitude, le rejet qui force à vivre dans l'abjection, l'implacable censure, la clandestinité, la menace de l'assassinat, sont les stigmates de l'intellectuel engagé, marques douloureuses de sa grandeur. Chacun se souvient qu'il y a quelques années, Annie Ernaux se revêtit de la régalienne robe du procureur des bonnes mœurs démocratiques, pour repousser dans l'enfer de l'abjection Richard Millet, sans manquer de faire de lui à son insu, du fait de cette abjection, un intellectuel engagé. Parodie, disons-nous: Madame Ernaux et les signataires de sa liste ne risquent ni l'interdiction professionnelle, ni la misère, ni le silence, ni la prison, ni la mort. Rien, sinon un surcroît de notoriété. Leur confort n'est pas menacé, ils pourront continuer à s'épater eux-mêmes de leur audace, et faire grand bruit de leur magnanimité. De tribune en plateaux audiovisuels, cet engagement de pacotille leur servira à accrocher la lumière. Au contraire, ce fut en prison et au bagne que Soljenitsyne et Gramsci, ces intellectuels engagés non parodiques, authentiques, écrivaient, résistaient à leur abjection par la plume et l'intelligence.
À quoi servent les pétitions chez les intellectuels de confort? D'abord et avant tout, à être vu en bonne compagnie. Elles sont un outil de la promotion sociale dans les milieux littéraires et universitaires. C'est pourquoi, dans chaque pétition, alignés derrière les grands noms - et Annie Ernaux, véritable écrivain de talent, en fait partie -, se rassemble moutonnièrement toute une cohorte de demi-soldes de l'écriture et de jeunes Rastignac de la plume, espérant habituer le public à la circulation de leurs noms. Le politicien matuviste Jean-Luc Mélenchon a multiplié dernièrement son image sur plusieurs tréteaux de France par le moyen des hologrammes, lui offrant l'ubiquité. Pour l'intellectuel aspirant à la renommée, les pétitions jouent le même rôle. «M'as-tu vu sur la liste?», claironne-t-il à ses convives! La pétition est à l'intellectuel, de premier, de deuxième ou de troisième rang, ce que l'hologramme est à Mélenchon. Il s'en servira comme on monnaye un selfie aux côtés d'une vedette: pour avancer ses propres pions. Rien ne paraît aussi vertueux qu'une pétition! Rien ne semble aussi désintéressé! Et rien pourtant ne flatte aussi bien le commerce de l'amour-propre! Le petit trafic d'influence! Rien n'astique autant la vanité. Et rien, en dépit de l'apparence de moralité, ne sert aussi bien les ruses de l'ambition!
Loin d'émaner de la raison, les prises de position de nombreux intellectuels dérivent de passions confuses. C'est le cas de cette pétition. La haine de sa propre culture - cette haine qui empêche de penser juste, comme on joue juste d'un instrument de musique - vient s'ajouter aux mesquins affects évoqués précédemment. Haine de l'histoire de sa patrie, des gens qui l'ont faite, de leurs racines, haine de la nation. Le plus égoïste des désirs motive cette haine: être libre de toute dette, ne rien avoir à donner et à rendre à sa patrie, à ses gens, à son passé. Le Diable se déguise en ange, la haine en générosité. Mais, la haine déguisée en générosité, habile travestissement dont cette pétition fournit un cas d'école, n'est-ce pas exactement que Sartre, le père de l'engagement des intellectuels, appelait «la mauvaise foi»?
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