23 juin 2017

Régime parlementaire, dictature ou totalitarisme

Du meilleur au pire pour les libertés, la sécurité et les droits de l'homme.

Le régime parlementaire vaut mieux que la dictature qui vaut mieux que le totalitarisme.

La dictature oblige à l'obéissance, réprime les libertés, mais elle ne persécute pas outre mesure pour obéir à un modèle idéologique strict et conforme aux Lois divines, marxistes, ou nazies.

Les frontières ne sont cependant pas étanches entre ces régimes :
- Les régimes parlementaires peuvent être instrumentalisés pour établir une dictature de fait.
- Entre dictature et régime totalitaire, qu'est-ce qui marquera la différence ? Les génocides ou exécutions de masse d'opposants, l'embrigadement de la jeunesse.

Pour en savoir plus et approfondir le sujet, il faut lire les livres d'Hannah Arendt, Karl Popper, George Orwell et des autres théoriciens du totalitarisme du XXe siècle. Plus généralement, il faut lire les grands ouvrages de philosophie politique, les œuvres de Platon, Aristote, Machiavel, Hobbes, Spinoza sur les différents régimes politiques et manières de gouverner les hommes.


Myriam, une enfance dans la guerre


Par Alexis Feertchak Mis à jour le 22/06/2017 à 17:51 Publié le 22/06/2017 à 11:22


GRAND ANGLE - Syrienne de 13 ans, Myriam Rawick a vécu la bataille d'Alep dans la zone contrôlée par le régime. Dans son journal intime qu'elle publie, cette jeune chrétienne que nous avons rencontrée raconte l'horreur des bombardements et la peur des djihadistes.
Chrétienne d'origine arménienne, Myriam Rawick a aujourd'hui treize ans. Elle a passé son enfance dans la partie Ouest d'Alep, contrôlée par le régime syrien. «J'ai grandi trop vite», raconte-t-elle. Pendant plus de quatre ans, son quotidien a été marqué par les bombardements des rebelles et par la peur des «hommes en noir», les djihadistes.
Quelques mois après la fin de la bataille d'Alep, grâce au journaliste Philippe Lobjois et à Georges Sabé, frère de la communauté mariste d'Alep, elle publie son journal intime chez Fayard*. Un témoignage bouleversant d'une enfance perdue, mais aussi, en filigrane, un regard plus politique sur la vie de ces Syriens qui, sans forcément porter aux nues le régime de Damas, considèrent qu'il permet aux minorités ethniques et religieuses du pays de coexister.
Un espoir enfin à travers l'entraide entre les différentes communautés, dont l'action des frères maristes d'Alep est un exemple. Présente partout dans le monde, cette communauté catholique, formée à la fois de religieux et de laïcs, se consacre à l'éducation de la jeunesse. Avec l'ONG des Maristes bleus, Georges Sabé vient en aide depuis le début de la guerre aux déplacés qui ont quitté les quartiers du Nord et de l'Est d'Alep, tenus par la rébellion, pour se réfugier dans les quartiers Ouest, contrôlés par le régime syrien.
Nous avons pu rencontrer Myriam à Paris, ainsi que sa mère, Antonia, sa petite sœur, Joëlle, et frère Georges. Leur vie est une tragédie, où les catégories de bons et de méchants apparaissent dépassées. Il ne reste que l'horreur de la guerre et le sourire touchant d'une enfant.
* Myriam Rawick, Le journal de Myriam, éd. Fayard, 2017.

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